L'homéopathie serait inefficace pour traiter les maux du quotidien

ETUDE Déjà en 2010, une étude de la Chambre des communes concluait à l’inefficacité de l’homéopathie...

20 Minutes avec agences

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La cour d'appel de Douai a relaxé mardi un médecin, ex-membre de la secte Graal, condamné en première instance pour non-assistance à personne en danger après la mort, en 1997, d'une patiente cancéreuse traitée par homéopathie.
La cour d'appel de Douai a relaxé mardi un médecin, ex-membre de la secte Graal, condamné en première instance pour non-assistance à personne en danger après la mort, en 1997, d'une patiente cancéreuse traitée par homéopathie. — Mychele Daniau AFP/Archives

Aucune «preuve fiable» ne démontrerait l’efficacité de l’homéopathie pour traiter les problèmes de santé, selon le Conseil national australien de la santé et la recherche médicale.

Selon Les Echos, qui citent The Guardian, le rapport, publié ce mercredi, qui s’appuie sur 225 études réalisées sur l’homéopathie, tire la sonnette d’alarme: «les personnes qui choisissent l’homéopathie peuvent mettre leur santé en danger si elles rejettent ou retardent les traitements qui ont prouvé leur sécurité et leur efficacité».

Pas plus efficace qu’une «pilule de sucre»

Les médicaments homéopathiques sont préparés à partir de substances végétales, animales, minérales ou chimiques, fortement diluées. Les homéopathes affirment qu’en diluant ces substances dans l’eau ou de l’alcool, le mélange conserve une «mémoire» de la substance originale, d’où une réaction de guérison dans le corps.

«Certaines études ont conclu à l’efficacité de l’homéopathie mais elles sont de mauvaise qualité». «Elles ont travaillé avec trop peu de participants et n’apportent en aucun cas la preuve que l’homéopathie est plus efficace qu’une «pilule de sucre», déclarent les auteurs du rapport. 

Coordonnateur de l’étude, le professeur Paul Glaziou, qui a piloté les travaux du Conseil, espère qu’avec ce rapport, les pharmaciens reconsidéreront leurs stocks et que les consommateurs seront plus vigilants. En 2010, une étude de la Chambre des communes concluant à l’inefficacité de l’homéopathie avait fait baisser l’utilisation de ces traitements rapporte Les Echos.