Cancer colorectal: Un gros «bug» dans le dépistage

SANTÉ En attendant la sortie du nouveau test au mois de mai, tous les dépistages sont à l'arrêt...

20 Minutes avec agence

— 

Après le cancer du sein et le cancer colorectal, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande aux pouvoirs publics la mise en place d'un dépistage organisé du cancer du col de l'utérus, qui touche chaque année en France 3.000 nouvelles femmes et en tue plus de 1.000.
Après le cancer du sein et le cancer colorectal, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande aux pouvoirs publics la mise en place d'un dépistage organisé du cancer du col de l'utérus, qui touche chaque année en France 3.000 nouvelles femmes et en tue plus de 1.000. — Fred Dufour AFP/Archives

Quelque 17.500 Français décèdent chaque année du cancer colorectal, deuxième cancer le plus meurtrier du pays. Une maladie qui pourtant peut être soignée, si, dans 9 cas sur 10, elle est détectée tôt. D'où l'urgence, dans le suivi des patients.

Mais problème, rapporte Le Figaro, le nouveau test de dépistage du cancer colorectal (OC Sensor), annoncé pour le printemps par la Direction générale de la santé (DGS), ne sera finalement disponible qu'en mai, et depuis plusieurs semaines, les dépistages sont à l'arrêt.

Cancer colorectal: Un nouveau test de dépistage disponible en 2015

11.000 tests détruits

Mais le plus grave, ce serait la destruction de près de 11.000 tests, réalisés avec l'ancien modèle (Hémoccult II). Les personnes concernées vont donc être invitées à refaire le dépistage. Un «gâchis sans précédent en santé publique» estime Le Figaro.

Ces deux annonces interviennent alors que la nouvelle campagne de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal Mars Bleu vient juste de commencer. Et les acteurs de l'opération de se trouver en difficulté. Comment convaincre, en effet, les quelque 17 millions de Français âgés de 50 à 74 ans concernés de se faire dépister alors que le test homologué n'est pas encore sur le marché?