Etats-Unis: Une bactérie mortelle «s'échappe» d'un laboratoire de Louisiane

FAITS DIVERS La bactérie est classée dans la catégorie des agents pouvant être utilisés pour le bioterrorisme...

20 Minutes avec agences

— 

Les magasins Intermarché et Netto ont appelé samedi les acheteurs de steaks hachés dans 16 départements du Sud-Ouest à la vigilance en raison d'un risque possible d'infection à la bactérie pathogène E.coli.
Les magasins Intermarché et Netto ont appelé samedi les acheteurs de steaks hachés dans 16 départements du Sud-Ouest à la vigilance en raison d'un risque possible d'infection à la bactérie pathogène E.coli. — Bodo Marks afp.com

Selon USA Today, l'incident serait survenu au plus tard, en novembre 2014 au National Primate Research Center de Tulane, situé à 80 kilomètres de La Nouvelle-Orléans. Selon le quotidien, c'est à cette époque qu'une dangereuse bactérie, souvent mortelle, se serait, en effet, «retrouvée à l'extérieur du laboratoire du centre de recherche de haute sécurité».

Les autorités, qui cherchent aujourd'hui encore à savoir comment cette bactérie a pu «s'échapper», ont affirmé que la population ne courait aucun risque bien que l'étendue de la contamination reste inconnue.

Burkholderia pseudomallei ou bacille de Whitmore

La bactérie en question est appelée Burkholderia pseudomallei ou bacille de Whitmore. On la trouve principalement en Asie du sud-est et dans le nord de l'Australie.

Classée dans la catégorie des agents pouvant être utilisés pour le bioterrorisme, la bactérie peut se transmettre à l'homme et à l'animal par contact avec un sol ou de l'eau contaminé. Centre de haute sécurité, le laboratoire de Tulane travaillait sur un vaccin.

Quatre singes et une inspectrice contaminés

Bien que le bacille n'ait pas été détecté sur les terrains appartenant au centre, les autorités rapportent que quatre singes rhésus, gardés dans des enclos extérieurs, sont tombés malades. Une inspectrice fédérale aurait également été contaminée après avoir visité le centre, mais il est possible qu'elle ait été exposée à la bactérie lors de précédents voyages à l'étranger.

Andrew Lackner, directeur du centre de recherche, a indiqué que 39 échantillons de sol et 13 échantillons d'eau provenant des terrains de l'établissement avaient été testés, sans qu'aucune trace de la bactérie ne soit détectée. Selon USA Today, trop peu d'échantillons ont été testés pour que cette dernière, difficile à détecter, puisse être trouvée.