Les médecins français gagnent 100.000 euros par an

MEDECINE L'INSEE révèle que le salaire moyen des médecins libéraux est supérieur à 100.000 euros par an...

20 Minutes avec AFP

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Le 09 septembre 2011. Illustration d'une consultation chez un medecin generaliste en Essonne . Carte vitale /// V. WARTNER / 20 MINUTES
Le 09 septembre 2011. Illustration d'une consultation chez un medecin generaliste en Essonne . Carte vitale /// V. WARTNER / 20 MINUTES — V. WARTNER / 20 MINUTES

Dans l'ensemble, les 110.000 médecins libéraux recensés par l'Insee en 2011 avaient une rémunération moyenne de 106.140 euros sur l'année, avec là encore des disparités selon les spécialités. Avec 82.000 euros en moyenne, les généralistes disposent du revenu le plus faible, par opposition aux radiologues, dont le revenu moyen culmine à 190.000 euros.

Les jeunes médecins préfèrent le secteur 2

Les jeunes médecins libéraux pratiquent plus fréquemment une activité salariée et s'installent davantage en secteur 2 (honoraires libres) que leurs aînés, selon une étude de l'Insee rendue publique mercredi. La pratique du salariat, à l'hôpital ou dans des centres de santé, par exemple, «est plus fréquente chez les nouveaux médecins libéraux» en 2011, souligne l'Institut national des statistiques dans l'édition 2015 de son étude sur l'emploi et les revenus des indépendants.

Chez les jeunes médecins, c'est-à-dire les médecins installés depuis cinq ans ou moins, la part de praticiens exerçant une activité mixte (salariée et libérale) est ainsi de 53% chez les spécialistes, contre 44% chez l'ensemble des spécialistes, «toutes anciennetés confondues». Chez les généralistes, cette proportion atteint 27% chez les jeunes comme pour l'ensemble de la profession. Dans l'ensemble, les revenus libéraux, tirés des honoraires, «représentent 87% du revenu d'activité des jeunes médecins soit une part un peu plus faible que pour l'ensemble des médecins (91%)», détaille l'étude.

Six jeunes spécialistes sur dix se sont installés en secteur 2

Autre constat: les jeunes sont plus enclins à s'installer en secteur 2, là où ils peuvent pratiquer des dépassements d'honoraires, par opposition au secteur 1 où sont imposés les tarifs de la sécurité sociale. Une donnée qui ne concerne que les spécialistes, l'accès au secteur 2 étant quasiment nul chez les généralistes depuis une réforme de 1990, précise l'étude. Ainsi, «six spécialistes sur dix se sont installés ces dernières années dans le secteur à honoraires libres». Sur l'ensemble des spécialistes, en 2011, «quatre sur dix» étaient en secteur 2.

Mais des disparités s'observent selon les spécialités, les chirurgiens, les gynécologues et les ophtalmologues étant les plus attirés par le secteur 2 (plus de 80% d'entre eux), tandis que les radiologues, les pneumologues et les cardiologues s'installent plus fréquemment en secteur 1.