Maladie de Lyme: «Il n'est plus temps de publier des rapports, mais d'agir».

20 Minutes avec agence
— 
Paris le 7 juin 2011. Palais Bourbon. Illustration séance Assemblée nationale. Députés. Hémicycle. Ministres.
Paris le 7 juin 2011. Palais Bourbon. Illustration séance Assemblée nationale. Députés. Hémicycle. Ministres. — ALEXANDRE GELEBART / 20 MINUTES

Si l'Assemblée nationale vient d'écarter (ce jeudi 5 février) une proposition de loi UMP portant sur la maladie de Lyme, le gouvernement s'est engagé à «saisir, avant l'été les acteurs de la recherche» sur cette pathologie due aux tiques et encore méconnue (1).

Les députés de la majorité ont assuré qu'ils «partageaient ses objectifs» de ce texte défendu par les députés UMP François Vannson (Vosges) et Marcel Bonnot (Doubs) mais renvoyé en commission. Toutefois, ils ont jugé que la proposition de loi n'était «pas le meilleur outil» pour y faire face, renvoyant au prochain projet de loi santé.

Des études cliniques et sociologiques

A noter que la secrétaire d'Etat Laurence Rossignol s'est réjouie de ce débat qui a offert pour une fois mis la maladie de Lyme au centre de l'actualité. Et, selon elle, «de nombreuses actions sont en cours et d'autres (seraient) prochainement engagées par le gouvernement à la suite des recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP)».

Le gouvernement souhaite faire «réaliser des études cliniques», «épidémiologiques» et «sociologiques», a-t-elle également assuré. «Nous engageons une réflexion pour renforcer les outils de communication auprès de la population et des professionnels de santé (...) et pour évaluer les performances des tests de dépistage commercialisés», a-t-elle ajouté.

>> A lire aussi: Maladie de Lyme... Deux pharmaciens devant le tribunal à Strasbourg

Déjà un rapport

Le texte, lui, avait pour objectif de «faire bouger les lignes», selon le député Vannson. Et d'améliorer la connaissance du nombre, des besoins et des modalités de prise en charge des personnes atteintes par la maladie de Lyme, et prévoyait la publication d'un rapport par le gouvernement dans un délai de deux ans. Il visait aussi à améliorer la formation des professionnels, et à dresser une nouvelle cartographie de l'épidémie. Mais voilà, côté rapport, Chaynesse Khirouni (PS) a rappelé qu'un «bilan de grande qualité» du HCSP avait déjà été publié en 2014, a jugé qu'«il n'est plus temps de publier des rapports, mais d'agir».

Selon l'Institut national de veille sanitaire (InVS), 27.000 nouveaux cas sont détectés chaque année. Mais en Allemagne, où les tests contiennent les cinq souches bactériennes, le chiffre monte à 80 000 cas par an.

(1). La borréliose de Lyme est une maladie infectieuse, due à une bactérie transmise par les piqûres de tique. Difficile à diagnostiquer et mal recensée, elle peut avoir de graves conséquences.