L’allergie au lait de vache touche 2 à 7% des bébés

SANTE Cette allergie est une des plus courantes chez les nourrissons…

Audrey Chauvet

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Un enfant attend son biberon
Un enfant attend son biberon — Leo Ramirez AFP

C’est une allergie banale chez les nourrissons mais très embêtante pour les parents: l’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) touche 2 à 7% des bébés en France et impose un changement radical d’alimentation pour les petits mais aussi parfois pour les mamans allaitantes. Un site Internet lancé par un laboratoire spécialisé dans la nutrition infantile en partenariat avec l' Association Française pour la Prévention des Allergies (AFPRAL), allergieaulaitdevache.fr, permet maintenant aux parents de mieux réagir à des symptômes d’allergie.

Premiers signes à surveiller: les réactions cutanées. Si le bébé a des plaques rouges, de l’urticaire ou de l’eczéma, il peut s’agir d’une allergie au lait de vache. Vomissements, reflux ou constipation fréquents accompagnent en général ces symptômes. Il faut alors consulter un médecin, conseille la pédiatre Solène Ganousse-Mazeron, interrogée par Le Parisien.

Pas de fromage pour maman

Si l’allergie est avérée, il faudra alors entreprendre un grand rangement dans les placards: tous les produits laitiers doivent être éliminés de l’alimentation du bébé et parfois de celle de la maman. En effet, les bébés peuvent développer une allergie au lait de vache même lorsqu’ils sont nourris au sein: la maman doit alors se priver de fromage, yaourts et produits industriels contenant du lait. Le lait de vache peut être remplacé dans l’alimentation du bébé par des laits spéciaux formulés spécifiquement en cas d’allergies. Mais attention aux laits végétaux, type soja, avoine ou amande, qui ne contiennent pas les nutriments nécessaires aux tout-petits.

Après l’âge de trois ans, l’allergie disparaît dans la plupart des cas mais elle est souvent suivie par d’autres allergies, aux fruits à coque ou au soja par exemple, et par des rhinites ou de l’asthme.