Médicaments: l'UFC-Que Choisir s'inquiète des fortes quantités prescrites aux personnes âgées

SANTE Dans une enquête publiée mercredi, l'association a analysé près de 350 ordonnances dont «près de quatre sur dix sont potentiellement dangereuses pour les patients âgés»...

20 Minutes avec AFP

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Trois mŽdicaments Zyban, Valdoxan, Vastarel et Arcoxia. Illustration
31/03/2011
 S. ORTOLA / 20 MINUTES
Trois mŽdicaments Zyban, Valdoxan, Vastarel et Arcoxia. Illustration 31/03/2011 S. ORTOLA / 20 MINUTES — S. ORTOLA / 20 MINUTES

L'association UFC-Que Choisir s'est inquiétée mercredi des fortes quantités de médicaments prescrites aux personnes âgées et des effets «potentiellement dangereux» d'ordonnances «inappropriées», invitant la Haute autorité de Santé à se pencher sur le sujet.

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Au maximum 21 médicaments pour une seule patiente

Dans une enquête publiée mercredi, l'association a analysé près de 350 ordonnances contenant au moins 5 lignes de prescription (médicaments et autres dispositifs, comme les appareils pour mesurer le diabète), à destination de patients d'au moins 75 ans. En moyenne, «les ordonnances collectées contenaient 8,6 médicaments, avec un maximum de 21 médicaments pour une seule personne», relève l'UFC-Que Choisir.

Parmi elles, «près de quatre sur dix sont potentiellement dangereuses pour les patients âgés», c'est-à-dire qu'elles contiennent au moins un médicament «potentiellement inapproprié» aux personnes âgées, s'alarme l'UFC. Ces résultats ont été obtenus au regard d'une liste de médicaments à écarter chez les seniors, publiée en 2009 par le Dr Marie-Laure Laroche. Un inventaire lui-même adapté de «la liste (américaine, ndlr) de Beers», «référence en la matière». En vieillissant, l'organisme, plus fragile, supporte moins certains médicaments, et met plus de temps à les éliminer, rappelle l'enquête. Et la prescription de ces produits, quand elle n'est pas simplement inutile, peut s'avérer plus néfaste que bénéfique pour les patients âgés.

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L'UFC demande que la «déprescription» face partir des critères de rémunération des médecins

Ainsi, les somnifères et tranquillisants retrouvés dans une ordonnance sur quatre, exposent à des «risques de somnolence, des troubles de la mémoire,(...) et des chutes», souligne l'enquête. L'UFC demande ainsi que la «déprescription» soit «incluse dans les critères de rémunération à la performance des médecins, et que la Haute autorité de santé fasse de ce sujet une priorité de travail». «Au delà des enjeux sanitaires, la surprescription a un coût pour notre système de sécurité sociale», dit-elle, rappelant que les dépenses de médicaments ont atteint 33,5 milliards d'euros en 2013.