Fin de vie: L'ex-urgentiste Nicolas Bonnemaison sera rejugé en appel en octobre à Angers

HOPITAL L'ancien médecin Nicolas Bonnemaison a été acquitté par la Cour d'assises des Pyrénées Atlantiques en juin 2014...  

20 Minutes avec AFP

— 

Le Dr Nicolas Bonnemaison au tribunal de Pau le 25 juin 2014
Le Dr Nicolas Bonnemaison au tribunal de Pau le 25 juin 2014 — Jean-Pierre Muller AFP

L'ex-urgentiste bayonnais Nicolas Bonnemaison, acquitté par la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques le 25 juin 2014 de l'empoisonnement de sept patients en fin de vie, sera rejugé par la Cour d'assises d'Angers (Maine-et-Loire) du 12 au 23 octobre, a-t-on appris auprès de ses avocats.

Nicolas Bonnemaison a été radié de l'Ordre des médecins

«Nicolas Bonnemaison sera rejugé du 12 au 23 octobre prochains à Angers», ont déclaré Me Benoît Ducos-Ader et Me Arnaud Dupin à une correspondante de l'AFP confirmant une information parue dans le quotidien Sud Ouest. Poursuivi pour sept cas «d'empoisonnement» sur des patients âgés et en fin de vie, des faits passibles de la réclusion criminelle à perpétuité, l'ancien urgentiste, 53 ans, avait été acquitté le 25 juin par les jurés de la Cour d'assises de Pau alors que le Parquet général avait requis cinq ans de prison avec sursis possible sur l'intégralité.

Le Parquet général de Pau avait fait appel de cet acquittement, sur fond du débat de société sur la fin de vie qui fait l'objet d'une nouvelle proposition de loi PS-UMP, avec le soutien du président François Hollande, devant être examinée au Parlement en mars. Les avocats du Dr Bonnemaison avaient alors dénoncé «un acharnement judiciaire déraisonnable». Nicolas Bonnemaison a par ailleurs été radié de l'Ordre des médecins le 1er juillet 2014, une radiation confirmée par le Conseil d'Etat le 30 décembre 2014.