Anticoagulants: Les nouveaux produits n'ont pas la même efficacité

RAPPORT La Haute autorité de santé (HAS) vient de réévaluer la place des nouveaux anticoagulants oraux dans la stratégie de soins, selon leur efficacité...

20 Minutes avec agence

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Une boîte de l'anticoagulant Pradaxa du laboratoire Boehringer Ingelheim.
Une boîte de l'anticoagulant Pradaxa du laboratoire Boehringer Ingelheim. — P. HUGUEN / AFP

Ils se nomment Eliquis, Xarelto et Pradaxa, et sont les trois NACO (nouveaux anticoagulants oraux) mis sur le marché voici plusieurs années. Très différents dans leur composition, leur maniement est de fait rendu difficile et nécessite une surveillance renforcée. La Commission de la transparence de la haute autorité de santé (HAS) suit ainsi de près ces trois produits, et vient d'ailleurs d'en réévaluer les résultats afin de les hiérarchiser, dans la stratégie de soins, selon leur efficacité.

Selon la HAS, il s'avère que « le service médical rendu par les NACO diffère d'une molécule à l'autre: il reste important pour l'Eliquis et le Xarelto, mais est modéré pour le Pradaxa. L'amélioration du service médical rendu par l'Eliquis est en outre mineure par rapport aux antivitamines K (ou AVK, les anticoagulants ancienne génération, NDLR), et il n'y a pas d'amélioration du service médical rendu par rapport aux AVK pour le Pradaxa et le Xarelto».

De nouvelles conclusions dans un an

Les NACO doivent ainsi être réservés, selon les recommandations de la HAS, «aux patients pour lesquels le maintien de l'INR (examen biologique qui mesure le niveau d'anticoagulation, NDLR) désiré dans la zone cible n'est pas assuré, et aux patients pour lesquels les AVK sont contre-indiqués ou mal tolérés ou qui acceptent mal les contraintes liées à ce médicament». La HAS devrait établir de nouvelles conclusions dans un an, après une réévaluation de l'ensemble de ces médicaments.

Pour rappel, les NACO sont arrivés sur le marché en France en 2008. Initialement prescrits dans la prévention de l'embolie lors des opérations de chirurgie de la hanche et du genou, leurs indications ont été élargies quatre ans plus tard à la prévention des AVC (accidents vasculaires cérébraux) et des embolies chez les personnes souffrant de troubles du rythme cardiaque, entrant ainsi en concurrence avec les traditionnels AVK.