Uniqlo: Les usines fournissant le groupe, pointées du doigt

CHINE Une polémique qui intervient alors que le groupe veut étendre la présence de sa marque vedette...

20 Minutes avec agences

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La magasin Uniqlo ouvre ses portes à Strasbourg,vendredi 14 novembre à11h.
La magasin Uniqlo ouvre ses portes à Strasbourg,vendredi 14 novembre à11h. — F. Hernandez / 20 Minutes

Le groupe d'habillement japonais Fast Retailing, connu pour sa marque phare Uniqlo, se fournit auprès d'usines chinoises qui mettent en danger la santé de salariés contraints de patauger dans les eaux usées et de travailler dans une chaleur infernale.

C'est ce que vient de révéler et de dénoncer l'association des Etudiants et universitaires contre les agissements répréhensibles en entreprise (Sacom), une ONG de Hong Kong. L'association de défense des droits de l'Homme, qui a mené l'enquête entre juillet et novembre 2014 et accuse également la direction de ces usines d'autoritarisme, a rendu publique son enquête au moment où le japonais veut étendre la présence de sa marque vedette dans le monde pour rivaliser avec ses concurrents Zara, H&M ou Gap.

Ouverture d'une enquête

Le groupe a expliqué avoir des vues divergentes sur certains des sujets évoqués par Sacom mais a annoncé l'ouverture d'une enquête et reconnu que l'association avait soulevé «plusieurs problèmes».

D'après cette dernière, le groupe et sa marque connue pour ses vêtements chics, basiques et bon marché, se fournissent auprès de deux usines situées dans la province de Canton, dans le sud de la Chine, dont les salariés effectuent des horaires à rallonge pour des bas salaires dans des conditions dangereuses.

Une salariée repasse entre 600 et 700 chemises par jour

«Ces usines ont négligé la sécurité au travail, mettant les salariés en danger», précise l'association. Celle-ci cite «des températures extrêmement élevées, des eaux usées inondant le sol, des installations dangereuses, une aération défectueuse avec un air ambiant chargé de poussières de coton, des odeurs irritantes et de hauts risques de voir se produire des problèmes électriques».

Les enquêteurs de Sacom «ont vu des salariés tomber de leur chaise en manipulant les machines à tricoter», ajoute le rapport. «En tant que principal acheteur de ces deux usines, Uniqlo a violé son engagement» à se conformer aux principes de la «responsabilité sociale en entreprise», ajoute Sacom. L'association donne l'exemple d'une salariée qui repasse entre 600 et 700 chemises par jour, travaillant jusqu'à 14 heures, pour 0,29 yuan (0,05 dollar) l'unité.