Grande-Bretagne: Un gynéco propose le «congé règles»

MENSTRUATIONS Pour permettre aux femmes de se reposer en période de montée d'hormones...

R.S.
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Illustration des menstruations féminines.
Illustration des menstruations féminines. — Martin Lee / Rex Featur/REX/SIPA

Après le congé maternité, le congé d'adoption, le congé d'examen ou le congé catastrophe, un gynécologue britannique a imaginé un nouveau type de congé, réservé aux femmes pendant leurs règles. Le Daily Mail relaye cet appel du Professeur Gedis Grudzinskas, reconnu en Grande-Bretagne pour ses travaux en obstétrique et gynécologie.

Un congé menstruel payé (différent d'un congé maladie) permettrait, selon lui, de stimuler la motivation et la productivité des femmes quand elles sont au travail. «Certaines femmes se sentent vraiment mal lorsqu'elles ont leurs règles. Travailler est une lutte. Lorsque vous vous sentez comme ça, il est plus difficile d'être fier de votre travail.»

Des pays asiatiques précurseurs

Concrètement, le médecin parle d'un à trois jours de repos par mois, comme cela se fait dans certains pays asiatiques. Au Japon une loi existe depuis 1947 et offre deux jours de congé par mois aux femmes. Une loi similaire existe également en Corée du Sud, en Indonésie et à Taïwan mais le nombre de jours concédés est plus réduit. Citée par le Daily Mail, Alice J. Dan, de l'Université de l'Illinois, explique que la question du congé pour menstruations s'est posée dans les années 1920 et 1930 lorsque les femmes employées étaient surtout très jeunes.

«Le manque d'installations sanitaires rendait la gestion des règles particulièrement difficile pour les travailleurs d'usine et de transport», indique-t-elle. Les conductrices de bus et les travailleuses du textile ont ainsi été parmi les premières à demander un congé de menstruations. Pour le docteur Grudzinskas, la question se pose toujours aujourd’hui. «Le congé menstruel va rendre les gens plus heureux et à l'aise dans le milieu de travail, ce qui est une chose positive», poursuit le médecin qui place cette avancée sur le même plan que l'idée de Facebook ou Apple de financer la congélation des ovocytes de leurs salariées.