Hygiène de bébé: Pour éviter les produits toxiques, les internautes optent pour «le moins d'ingrédients possible»

TÉMOIGNAGES Comment font les internautes pour éviter les substances nocives dans les produits d'hygiène pour bébé?...

Christine Laemmel

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Une femme change la couche d'un enfant
Une femme change la couche d'un enfant — SIMON ISABELLE/SIPA

«C’est la proportion qui m’a surpris». Que les produits d’hygiène, dont ceux pour bébé, soient toxiques, n’a pas surpris beaucoup d’internautes de 20 Minutes. Mais comme Mathieu, père d’une fille de 3 ans, les parents ont bondi devant les chiffres: un produit sur deux contiendrait des substances nocives, selon 60 millions de consommateurs. Alors comment soigner son bébé sans lui infliger l’absorption de substances dangereuses? Les internautes de 20 Minutes nous expliquent leurs tactiques.

«Un bon gant de toilette, de l'eau et du savon»

Le «bio» est le premier réflexe des internautes qui ont répondu à notre appel à témoignages. «Pas de conservateurs, pas de parfum, le plus neutre possible», détaille Mathieu. Plus que de viser les composantes «issues de l’agriculture biologique», il s’agit pour ces parents de retrouver «le moins d'ingrédients possible» sur l’étiquette et sur les étagères, résume Julia, sur notre page Facebook. «Le liniment de la pharmacie sur des carrés de coton pour le change, du savon de Marseille pour le bain, du shampooing sans paraben et sans silicone, liste cette internaute. La crème hydratante ne sert qu'en cas de déshydratation de la peau. Et puis, on peut utiliser l'huile d'argan, d'olive ou d'amande douce.» Caroline fait encore plus simplement, avec «un bon gant de toilette, de l'eau et du savon». 

Un liniment oléo-calcaire utilisé par une internaute de «20 Minutes» - Page Facebook de «20 Minutes»

 

Limiter les produits diminuerait d’autant les risques d’allergies ou  perturbations endocriniennes provoquées, comme le pointe l’étude de 60 millions de consommateurs, par des produits chimiques. «Dans le milieu médical, le phénoxyéthanol  est sujet à controverse», explique Mathieu, dont l’épouse est infirmière. «On a préféré appliquer le principe de précaution.» Surtout depuis que leur fille a fait une réaction allergique à un produit «classique». «On faisait confiance à «la réputation de la marque», se remémore-t-il, mais notre fille «avait les fesses rouges, des petits boutons, ça la démangeait». 

«Vendredi, je vais acheter le magazine et bannir tous les produits cités»

Malgré la surprise des employés du pharmacien qu’il a consulté, les symptômes ont cessé dès qu’il a changé de produit pour le change. Désormais, Mathieu surveille les étiquettes, plaçant le «phénoxyéthanol» en tête de sa liste rouge. Pour le reste, il se rend en parapharmacie dès que possible, même si ça coûte plus cher, accordant sa confiance «si une majorité de composants sont biologiques». Au passage, Mathieu s’informe chez son pédiatre, à la pharmacie et sur les forums de parents. Ce mercredi, c’est sur ces sites qu’il a cherchés des infos sur les fameux 28 produits dangereux. «Vendredi, je vais acheter le magazine et bannir tous les produits cités».