Etude: Un Français sur dix prêt à se faire soigner à l’étranger

SANTE Principalement pour des raisons de coût et de délais d’attente…

R.S.

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Certains patients ont trouvé porte close ce lundi en allant consulter leur dentiste: la profession était appelée à faire grève par son principal syndicat, un mouvement "rarissime" contre le désengagement de la Sécu qui a contribué, selon lui, à saler la facture des soins ces dernières années.
Certains patients ont trouvé porte close ce lundi en allant consulter leur dentiste: la profession était appelée à faire grève par son principal syndicat, un mouvement "rarissime" contre le désengagement de la Sécu qui a contribué, selon lui, à saler la facture des soins ces dernières années. — Philippe Huguen AFP

Réputée pour son système de soins, la France n’est plus forcément l’unique terre d’accueil des ressortissants… français. Selon une étude LH2 commandée par le collectif interassociatif sur la santé (CISS), un peu plus d’un Français sur 10 (11%) envisage de se faire soigner à l’étranger.

La motivation de ces «exilés médicaux» est avant tout financière puisque 66% évoquent «le coût des soins inférieurs à ceux pratiqués en France». Viennent ensuite les délais d’attente puisque 31% les jugent plus courts qu’en France. La qualité des soins et le professionnalisme des médecins français ne sont donc pas remis en cause.

La crainte d'une complication

Les soins visés concernent très majoritairement le secteur dentaire (67%). «Le recours à des soins à l’étranger ne pouvant constituer une réponse sanitaire satisfaisante, cela rappelle l’urgence d’une mise à plat déjà revendiquée par le CISS des tarifs pratiqués par les chirurgiens-dentistes: ajustement des remboursements assurés par l’Assurance maladie obligatoire sur les soins conservateurs et les soins prothétiques, en contrepartie d’un encadrement des prix de ces derniers», souligne le CISS.

Concernant les 9 Français sur 10 qui n’envisagent pas un voyage à l’étranger pour se faire soigner, la principale crainte concerne «l’après soins». Les difficultés relatives au suivi des soins après l’intervention et un éventuel recours en cas d’accident médical sont évoqués, respectivement par 36% et 24% des Français réticents.