Ebola: L'OMS va aider à renforcer les mesures de prévention dans 15 pays africains

MALADIE L'OMS craint une envolée du nombre de contaminations, qui pourrait grimper à 10.000 nouveaux cas par semaine d'ici la fin de l'année en Afrique de l'Ouest...

Oihana Gabriel

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Health workers sit at NGO's Medecins Sans Frontieres (MSF, Doctors Without Borders) Ebola treatment center inside the Samuel K. Doe stadium in Monrovia on October 15, 2014. Dozens of Ebola survivors, now immune to the deadly disease, will meet in Sierra Leone this week to see how they can help tackle the epidemic, the UN said on October 14. AFP PHOTO / ZOOM DOSSO
Health workers sit at NGO's Medecins Sans Frontieres (MSF, Doctors Without Borders) Ebola treatment center inside the Samuel K. Doe stadium in Monrovia on October 15, 2014. Dozens of Ebola survivors, now immune to the deadly disease, will meet in Sierra Leone this week to see how they can help tackle the epidemic, the UN said on October 14. AFP PHOTO / ZOOM DOSSO — AFP

Quinze pays africains proches de la zone la plus touchée par Ebola vont bénéficier d'une aide accrue pour prévenir la propagation de l'épidémie, a annoncé jeudi l'OMS, qui a indiqué qu'elle ne recommandait pas les contrôles instaurés dans des aéroports.

OMS ne recommande pas les contrôles dans les aéroports

Ces pays identifiés comme prioritaires par l'Organisation mondiale de la santé, comprennent d'abord les quatre pays frontaliers de la zone touchée en Afrique de l'Ouest: la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali et le Sénégal. Onze autres pays sont sur cette liste: le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Gambie, le Ghana, la Mauritanie, le Nigeria, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et le Togo. Tous ont été choisis en fonction des routes commerciales et de l'état de leur système de santé, a précisé dans une conférence de presse à Genève Isabelle Nuttall, directrice du département capacités, alerte et action à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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L'OMS a précisé qu'elle ne recommandait pas les contrôles instaurés dans des aéroports à l'entrée des passagers pour dépister d'éventuelles personnes contaminées en Afrique par le virus Ebola. «Nous ne la désapprouvons pas non plus», a indiqué Mme Nuttall. «Cela peut donner un faux sentiment de sécurité. La prise de température des voyageurs ne stoppe de toute façon que ceux qui ont des symptômes à ce moment. Ces symptômes peuvent se déclarer après le passage de la douane et l'entrée sur le territoire», a poursuivi la responsable.

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«Il ne faut pas stigmatiser»

Des contrôles de la température des passagers par les autorités ont par contre lieu au départ des vols des trois pays touchés, Guinée, Libéria et Sierra Leone, une mesure stricte recommandée par l'OMS. «Il ne faut pas stigmatiser, il n'y a aucune raison de faire preuve d'ostracisme à l'égard des ressortissants des pays touchés ou de travailleurs humanitaires», a souligné Isabelle Nuttall.

Selon le dernier bilan de l'OMS, la fièvre hémorragique a fait 4.493 morts sur 8.997 cas enregistrés dans sept pays (Liberia, Sierra Leone, Guinée, particulièrement touchés, mais aussi Nigeria, Sénégal, Espagne et Etats-Unis). L'OMS craint une envolée du nombre de contaminations, qui pourrait grimper à 10.000 nouveaux cas par semaine d'ici la fin de l'année en Afrique de l'Ouest, pour un millier actuellement.