Rentrée scolaire: Cinq conseils pour éviter une rentrée pou(x)rrie

SANTE Les bons réflexes pour un traitement anti-poux vraiment efficace…

Claire Planchard

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Illustration des poux chez les enfants.
Illustration des poux chez les enfants. — WPA/HAUTIER/SIPA

Ce mardi, c’est la rentrée pour les enfants… mais aussi pour les poux. Comme les années passées, les parasites suceurs de sang ont en effet profité de l’été pour proliférer sur les têtes de nos chers enfants à travers toute la France et ont même atteint ces derniers jours leur pic épidémique, selon une étude réalisée par Celtipharm. Conseils pour éviter que les poux ne vous pourrissent la rentrée.

1. Ouvrir grand les yeux

«Contre les poux, il n’y a pas de traitement préventif si ce n’est l’hygiène de vie», concède Brigitte Accart, infirmière dans un collège du Val-d’Oise. Mais en collectivité, la meilleure parade contre l’épidémie reste encore d’être attentif au cuir chevelu de ses enfants et de prévenir au plus vite son enseignant et les autres parents… pour prendre le problème à la racine: «S’il n’y a pas encore trop de lentes, des produits naturels ou bio pourront même suffire», explique cette spécialiste. Sinon, il faudra parfois employer les grands moyens.

2. Miser sur la nouveauté

Les professionnels le confirment: depuis quelques années, les poux sont plus coriaces et résistent mieux à certains traitements traditionnels. «Il faut donc miser sur des traitements récents», conseille l’infirmière scolaire. Sans toutefois céder aux sirènes marketing, comme ces produits qui promettent de colorer les lentes pour mieux les repérer. «Ce n’est pas utile normalement», assure Jocelyne Grousset, médecin scolaire à Pantin et membre du syndicat SNMSU-Unsa. «A moins d’être complètement miro ou extrêmement angoissé, c’est à mon avis un gadget qui peut toutefois amuser ou rassurer les enfants», estime Brigitte Accart.

3. Respecter les notices

Non, doubler les doses ou la durée de shampoing anti-poux ne vous permettra pas de résoudre le problème plus vite: «Cela ne sera pas plus efficace et pourra brûler le cuir chevelu de votre enfant», met en garde Brigitte Accart. «Il est essentiel de respecter le mode d’emploi scrupuleusement», explique-t-elle. Sans oublier de compléter le traitement avec un soin attentif des cheveux.

4. Ne pas lésiner sur le peigne

Pour cela, choisir un peigne à poux (aux dents longues très serrées) de qualité est primordial, insiste le Dr Jocelyne Grousset. «Pour les enfants aux cheveux épais ou crépus cela peut être très difficile. On peut alors écraser les lentes avant de les détacher», poursuit-elle. Et la solution radicale du rasage? «Au niveau physiologique c’est sûr c’est efficace mais d’un point de vue psychologique je ne le conseille pas du tout. La seule chose à faire c’est de prendre son mal en patience!», explique Brigitte Accart.

5. Jouer collectif

Traiter les cheveux c’est bien mais ça ne suffit pas: doudous, literie, vêtements, peignes, brosses à cheveux… Il faut traiter tous les objets qui ont pu être en contact avec les poux sur les cheveux de l’enfant pour éviter les récidives: «Pour cela, on peut tout laver en machine à 60° au moins ou tout enfermer dans un sac-poubelle pendant deux jours», conseille L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES). Et ne pas oublier les autres enfants de la classe et membres de la famille. «Ce qui est déterminant ce n’est pas le type de traitement mais la coordination du traitement», résume le docteur Jocelyne Grousset. «L’idéal serait que toutes les têtes soient vérifiées et que tous ceux qui ont des poux soient traités le même jour, par exemple le samedi», estime l’INPES.