Les entreprises ont en moyenne 4% de leurs effectifs en arrêt maladie, d'après une étude

TRAVAIL D’après des données du groupe mutualiste Malakoff-Médéric portant sur 2,6 millions de salariés en France…

Vincent Vantighem

— 

Illustration arrêt de travail.
Illustration arrêt de travail. — GILE MICHEL/SIPA

Les épidémies de grippe et de gastro-entérite l’hiver. Les allergies aux pollens au printemps. Et les accidents de la vie courante le reste du temps. Les entreprises françaises ont en moyenne 4 % de leurs effectifs en arrêt maladie, d’après une enquête du groupe mutualiste Malakoff-Médéric publiée ce lundi matin.

«De manière stable sur les trois dernières années, les arrêts maladie représentent, en moyenne, dans une entreprise de 1.000 salariés, l’équivalent de 40 emplois à temps plein», note l’enquête qui se base sur les données de 16.500 entreprises.

Un salarié sur cinq malade chronique

L’assureur mutualiste estime ainsi qu’un salarié sur trois (34 % exactement) s’est arrêté de travailler au moins une fois en 2012, soit un chiffre en très légère augmentation par rapport à 2011 (33,5 %) et 2010 (32,3 %).

Les raisons sont multiples. D‘abord, un salarié sur cinq souffre d’une maladie chronique. Surtout, un salarié sur trois assure aujourd’hui avoir des difficultés à concilier vie professionnelle et vie personnelle. Une donnée en forte augmentation par rapport à l’année 2009.

Une bonne qualité de vie au travail

Parmi les plus touchés par le stress du travail, on trouve les cadres (35 %), notamment dans la tranche 30-39 ans. «Ces difficultés touchent plus particulièrement les salariés devant s’occuper de jeunes enfants, mais aussi les salariés qui déclarent prendre en charge un proche parent dépendant», note aussi l’étude.

Point positif, comme l’an dernier, une majorité de salariés (71 %) attribuent une note supérieure à 6, sur une échelle allant de 0 à 10, pour évaluer leur qualité de vie au travail.

Les chiffres de Malakoff-Médéric portent sur 16.500 entreprises et constituent la deuxième base de données qualifiées sur les arrêts maladie après celles de la Cnam.