La dépression touche davantage les femmes

P.B. avec AFP

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Les femmes, les chômeurs, les personnes seules et surtout celles ayant connu une rupture présentent davantage de risques de troubles dépressifs que le reste de la population. Telles sont les conclusions d’une étude de la Drees (ministères de l'Emploi et de la Santé).

Dans le détail, une femme présente «entre 1,5 et 2 fois plus de risques qu'un homme» de vivre un épisode dépressif, relève l'étude que vient de publier la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees). Bémol à cette tendance: les hommes reconnaissent difficilement vivre un épisode dépressif.

Le mariage, un anti-dépresseur?

Au-delà du sexe, les troubles dépressifs apparaissent «étroitement liés» à la situation familiale et professionnelle. «On observe moins d'épisodes dépressifs en couple, davantage pour le célibat et plus encore en cas de rupture» (divorce, séparation, décès), note la Drees.

Le risque d'un célibataire de vivre un épisode dépressif est entre 1,5 et 2,4 fois plus élevé que pour une personne mariée. Pour une personne vivant en couple, le risque est de 1,2 à 1,8 fois plus important que pour une personne mariée.

L’emploi protecteur

Occuper un emploi est un facteur protecteur contre la dépression. Les chômeurs sont ainsi de 1,4 à 2,1 fois plus exposés que les actifs occupés. Le lien entre inactivité et troubles dépressifs est davantage marqué pour les hommes.

L'étude note également que le risque «diminue avec le niveau de diplôme». Il est moindre pour les cadres, les professions intellectuelles supérieures et les professions intermédiaires. A l'opposé, employés et ouvriers sont ceux qui souffrent le plus souvent d'épisodes dépressifs.