Manger moins ne fait pas vivre plus longtemps

(La Recherche)

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La salade est faible en calories.
La salade est faible en calories. — SUPERSTOCK / SIPA

Les spécialistes du vieillissement s'intéressent depuis longtemps aux habitants d'Okinawa, une île japonaise qui se distingue par son nombre record de centenaires. L'Académie des sciences de New York a fini par avancer l'hypothèse que le faible apport calorique de l'alimentation de ces Japonais – petites quantités de nourriture, régime poissonneux, peu de viande et beaucoup de végétaux (fruits, légumes, céréales) – était certainement responsable de leur impressionnante longévité.

L'obésité, elle, réduit la longévité


Testée en laboratoire, cette théorie dite de la « restriction calorique » a été remise en cause en 2009. En effet, seul un tiers des souris soumises à une restriction alimentaire a vu sa longévité s'accroître. Pour un autre tiers, aucune évolution n'a été observée et, plus inquiétant, pour le dernier tiers, les chercheurs ont observé une durée de vie réduite.

A contrario, il est avéré que l'obésité est un facteur qui diminue la longévité. Ainsi, si on ne peut pas vivre plus longtemps en mangeant moins, on peut en revanche vivre plus longtemps en mangeant mieux.

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