Ni pigeonnes «

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Elles ne sont «Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes», mais très en colère. Treize mobilisations ont été organisées lundi un peu partout en France (Paris, Rennes, Nantes, Bordeaux, Clermont-Ferrand…) après un appel lancé sur Facebook pour exprimer un ras-le-bol des infirmières. «Le but de cette mobilisation est qu'on parle de nous», explique Alexandra Saulneron, présidente «provisoire» de ce comité nouvellement créé.

«On doit déposer les statuts de notre association en préfecture ce mardi», explique cette infirmière libérale. «On a recensé 25 suicides de soignants en 2012» en dépouillant les articles de journaux, assure-t-elle. «Il y a toujours chez le soignant cette pression qu'on se met pour ne pas s'arrêter en se disant :»Il faut que j'aille travailler sinon c'est le patient qui paiera«.» Le groupe s'est formé loin de tout syndicat, à cause de leur «immobilisme», estime Alexandra Saulneron. « Peut-être qu'après cette mobilisation les gens bougeront plus », espère-t-elle. ■ Isabelle Raynaud