La clé du sommeil est (aussi) dans l’assiette

SANTE Bien choisir l'heure et le contenu de ses dîners permet de mieux dormir...

Caroline Bolivaro

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Ce que vous mangez et buvez influe beaucoup sur votre sommeil.
Ce que vous mangez et buvez influe beaucoup sur votre sommeil. — JACQUEMART / ISOPIX / SIPA

Se coucher gorgé de caféine ne garantit pas forcément un sommeil apaisé, ça on le savait déjà. Mais s'il n’y avait que le café… Car un grand nombre d’aliments sont des adversaires du sommeil. Manger trop riche et en trop grande quantité, par exemple, peut alourdir l’estomac et rendre la nuit difficile. Les glucides (pâtes, riz, pomme de terre) sont donc préférables aux fritures, fromages forts, plats en sauce et charcuterie.

«Je recommande la consommation de protéines, mais aussi de féculents, qui stimulent la fabrication d’hormones favorisant le sommeil», indique Katia Tardieu, nutritionniste à Paris. Ces aliments contiennent en effet des acides aminés spécifiques, riches en sérotonine, l’hormone qui régule le cycle veille-sommeil. Les pâtes oui, mais pas tout le paquet cuisiné à la crème avec une grosse dose de gruyère.

La tisane et ses vertus somnifères

Côté boissons, les excitants à base de caféine (certaines boissons gazeuses) et théine peuvent agir sur le système nerveux plusieurs heures après leur consommation, «mais cela dépend des sensibilités», souligne la nutritionniste. Avec l’alcool, là, c’est tout sauf le coup de massue: sommeil haché et entrecoupé de réveils, sensation de lourdeur, soif de chameau…

Mieux vaut privilégier la tisane, aux vertus somnifères (tilleul, camomille, passiflore…). Ou encore le lait chaud sucré, riche en protéines donc rassasiant, mais aussi «apaisant et rassurant, avec un côté “retour en enfance”», poursuit Katia Tardieu.

Attention également à ne pas manger trop tôt (pour éviter la faim la nuit), ni trop tard (pour se laisser le temps de digérer), l’idéal étant une ou deux heures avant de se coucher.