Un Rennais fait chuter la Finlande au Möllky

Camille Allain

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C'est un petit tremblement de terre qui a secoué la Finlande il y a quelques jours. A Lahti, à 100 km au nord d'Helsinki, les championnats du monde de mölkky ont été remportés par une équipe étrangère. Une première depuis 1997 et la création du tournoi international de quilles ! Habitant de la Chapelle-Thouarault, Jacky Saiget restera à jamais le premier à avoir ravi la couronne aux locaux, aidé par ses trois coéquipiers de Loire-Atlantique. « Jamais on aurait pensé gagner le tournoi ! On a même eu le droit à la Marseillaise, la main sur le cœur. C'était un peu nos Jeux olympiques à nous ! », se souvient Jacky Saiget. L'aventure scandinave a commencé il y a un an, quand la Mölkky Association réunissait 500 joueurs pour son Open de France à Pacé. « Nous avons offert un voyage en Finlande aux vainqueurs. Du coup, ils sont partis représenter la France aux championnats du monde avec deux joueurs de notre association... Et ils ont gagné », explique Christophe Saiget, président de l'association et fils du champion du monde.

Un jeu accessible à tous
Inventé en Finlande par une entreprise de réinsertion, le mölkky (prononcez « meulke ») est un jeu de quilles de plus en plus populaire en France. « On a visité la société qui fabrique le jeu là-bas. Ils en expédient 7 000 par semaine vers la France ! », ajoute Christophe Saiget. Installée à Nantes, son association va d'ailleurs être rapatriée à Pacé. « Il y a un bon noyau de joueurs ici », commente le président. A Rennes, les joueurs se font de plus en plus nombreux dans les parcs, notamment aux abords du théâtre Saint-Etienne, où ils côtoient pétanque et palet. « L'avantage du mölkky, c'est que c'est accessible à tout le monde. Même les jeunes enfants peuvent jouer », argumente Jacky Saiget.
Encouragés par de nombreux spectateurs finlandais, les Français retourneront à Lahti dans un an, pour défendre leur titre. « Ce sera compliqué de le refaire deux fois. » Quant à organiser un jour les championnats du monde dans l'ouest, « c'est un peu bloqué pour l'instant », confie Christophe Saiget.