Une crèche dans l'ancien Jeu de Paume

Camille Allain

— 

La salle du Jeu de Paume (à g.) sera entièrement rénovée et agrandie , mais pas la Cité (à d.).
La salle du Jeu de Paume (à g.) sera entièrement rénovée et agrandie , mais pas la Cité (à d.). — TOPOS ARCHITECTURE

Etouffée par les immeubles, la sombre rue Saint-Louis va pouvoir respirer. La petite artère, adjacente à la place Sainte-Anne, borde la Cité, salle de concert mythique construite en 1925 mais cachée par la Maison du peuple, triste immeuble occupé par la CGT. Dans les cartons depuis plusieurs années, le projet de rénovation de la cour est sur pied. Lundi soir, le conseil municipal a validé le projet de Topos Architectures, qui vise à démolir l'immeuble en façade et à transformer le bâtiment du Jeu de Paume en accueil petite enfance. « La CGT déménagera en automne au Gacet (quartier Italie). Nous commencerons alors les travaux de démolition », explique Nathalie Appéré, adjointe à la solidarité en charge du dossier. « Le passage est étroit et la petite place qui sera créée va aérer la rue. La salle de la Cité sera ainsi mise en valeur », ajoute l'élue. Classée comme bâtiment remarquable, la salle du Jeu de Paume, ancêtre du tennis, sera préservée. « C'est l'une des rares aussi bien conservées en France », détaille Nathalie Appéré.

Une extension sur la place
Pour maintenir l'âme historique du lieu, les architectes ont choisi de laisser la charpente en bois apparente. L'équipement de quartier abritera une crèche et une extension sera construite afin d'accueillir les associations locales. Estimé à 7,9 millions d'euros, le projet sera livré en 2015, retardé par le chantier de fouilles, impératif à cet emplacement du centre historique.