Rennes surveille les ondes de téléphonie mobile

Camille Allain

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Depuis une semaine, un véhicule de la ville sillonne les rues de Rennes à faible vitesse. Sa mission : mesurer les ondes électromagnétiques émises par les antennes relais des opérateurs téléphoniques. Cachée dans le coffre de toit, l'antenne enregistre une donnée chaque seconde, soit tous les 10 m environ. 90 000 points de mesure seront ainsi recensés en trois semaines. Première ville de France à se lancer dans cette entreprise, Rennes souhaite être mieux armée pour négocier avec les opérateurs. « Avec le développement du réseau Free et l'arrivée de la 4G, il faut entamer une réflexion avec les opérateurs », justifie Yves Préault, adjoint à la vie quotidienne.

Santé et couverture
La ville, qui compte environ 110 antennes, souhaite d'abord rassurer ses habitants et connaître l'exposition aux ondes de chaque quartier. « Aujourd'hui, personne ne sait quels effets peuvent avoir ces ondes sur la santé. Mais mieux vaut appliquer le principe de précaution », souligne l'élu. Avec une moyenne estimée de 1,3 volt par mètre, Rennes est « à des années lumières » de la limite légale fixée à 41. « Nous voulons voir ce que cache cette moyenne », ajoute Yves Préault. « Si un secteur présente des anomalies, nous lancerons une enquête plus approfondie pour en connaître les raisons. On pourra voir si un réseau puissant a vraiment lieu d'être », prévient Alain Jourdren, responsable du service santé-environnement. La municipalité espère aussi connaître la qualité de service offerte par les opérateurs et la couverture du réseau. Menée par l'entreprise Wave Control, la cartographie de la ville sera rendue publique au second semestre 2012. L'opération coûtera 30 000 € à la ville.