« Pas un festival de chanson »

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Le festival Mythos lance sa 16e édition ce mercredi à Rennes. Il attire chaque année de 20 000 à 30 000 spectateurs. Jusqu'au 9 avril, contes, concerts, pièces de théâtre et déambulations envahiront plusieurs lieux de la ville. Rencontre avec Mael Le Goff, co-fondateur.

Mythos, ça a commencé comment ?
J'étais étudiant en fac d'histoire mais je ne savais pas encore où j'allais. Mon père était conteur donc je baignais dans le milieu. J'avais envie de voir si le conte pouvait intéresser mes camarades de fac. On voulait dépoussiérer l'image du vieux barbu racontant les légendes. La première édition a bien marché et on s'est ouvert à la chanson assez vite.

Avec Miossec, Murat et Darc,

la chanson prend un coup de vieux ?
Il y a eu une vague il y a quelques années où les jeunes ont poussé fort. Là, ça retombe un peu. Mais Miossec ou Murat, ce sont des monuments. Jean-Louis Murat, c'est l'un des derniers poètes de France. Il n'en reste plus beaucoup. Mais à côté, on a aussi des jeunes comme La Femme ou Claire Denamur. Mythos, ce n'est pas un festival de chanson.
Des coups de cœur à partager ?
J'aime beaucoup Nevchehirlian, qui met les poèmes de Prévert en musique. C'est assez gonflé. En théâtre, je citerais Fabrice Murgia, qui traite de la détresse des ados avec beaucoup de force. Et aussi les 7 versions de Blanche Neige qui seront contées par 7 artistes différents lors d'une déambulation.C. A.