Reconquérir le cœur des Britanniques

Jérôme Gicquel

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L'Union Jack flotte sur Dinard pendant le festival du film britannique début octobre.
L'Union Jack flotte sur Dinard pendant le festival du film britannique début octobre. — J . GICQUEL / APEI / 20 MINUTES

L'histoire d'amour entre la Bretagne et les Britanniques aurait-elle besoin d'un peu de piment pour ne pas s'essouffler ? C'est en tout cas l'avis du Comité régional du tourisme (CRT) qui vient de lancer, en partenariat avec les régions Normandie, Pays-de-la-Loire et les compagnies de ferry, une vaste campagne de communication qui sera affichée dans le métro londonien et dans la presse anglaise. Plombée par la crise économique et la dévalorisation de la livre, la clientèle britannique a depuis quelques années moins la tête à voyager. L'enjeu est pourtant de taille pour la Bretagne car les îles voisines fournissent de loin le plus gros bataillon de touristes étrangers (lire encadré). « On a perdu 21 % de la clientèle entre 2006 et 2011 », souligne Michael Dodds, directeur du CRT Bretagne. Chef de rang depuis dix ans au restaurant L'Abri des Flots à Dinard, Benjamin Coubrun a surtout ressenti cette baisse de la fréquentation l'été dernier. « On espère que l'activité va repartir car ce sont de très bons clients. »

La concurrence espagnole
Outre une baisse de leur pouvoir d'achat, les Britanniques sont également courtisés de toute part. « Avec les vols low-cost, on est désormais en concurrence avec des destinations comme la Turquie, la Croatie mais surtout l'Espagne », explique Michael Dodds. Pour raviver la flamme, la Bretagne entend jouer à fond ses atouts charme. « Ses plages, la diversité qu'offre son littoral, la qualité d'accueil, ses festivals et son esprit festif. »