La ville brandit la menace de l'expropriation

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Le feuilleton du centre ancien se poursuit. Cette fois, la ville de Rennes a décidé de prendre la main dans ce dossier en votant lundi soir l'utilité publique pour la démolition et la reconstruction des immeubles de la Place Saint-Michel incendiés en juin 2010. « Ces immeubles sont dans un sale état et il y a un réel risque que cela s'effondre », justifie Nathalie Appéré, première adjointe au maire de Rennes. Sur les quelque 40 copropriétaires que compte l'îlot, tout le monde ne veut pourtant pas régler la facture des travaux. « La plupart sont de bonne foi mais certains sont clairement inconscients dans ce dossier. Il est vraiment temps que la situation se débloque », poursuit l'élue. La phase de concertation et de dialogue ayant échoué, la ville pourra donc désormais exproprier plus facilement les propriétaires récalcitrants. Une menace qui concerne également quatorze autres bâtiments déclarés d'utilité publique dans le centre-ville, notamment rue de Penhoët et du Chapitre.J. G.