Relaxe demandée pour la SNCF

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Le jugement sera rendu le 2 février.
Le jugement sera rendu le 2 février. — LANCELOT FREDERIC / SIPA

Représentée par son directeur régional, la SNCF comparaissait hier après-midi devant le tribunal correctionnel de Rennes pour « homicide involontaire par personne morale. » Les faits remontent à près de 9 ans. Le 17 février 2003, Sandy, une jeune fille de 16 ans, descendait d'un train qui la ramenait de Rennes à la halte ferroviaire de Laillé. En traversant la voie ferrée, la jeune apprentie coiffeuse avait été fauchée mortellement par un train arrivant dans l'autre sens. Avocate de la partie civile, Me Bon-Julien reproche à la SNCF « de ne pas avoir suffisamment mis en sécurité ce passage » qui était selon elle « inadapté et dangereux comme l'attestent de nombreux usagers de la halte. » Depuis le drame, la SNCF a procédé à un réaménagement des lieux. Une preuve de plus, selon Me Bon-Julien, que « l'endroit était dangereux » et que « l'accident aurait dû être évité. »

« L'imprudence de la jeune fille »
Avocat de la défense, Me Bertin a réfuté toute « imprudence ou manquement aux obligations de sécurité » de la part de la SNCF. « La sécurité est l'essence même de notre métier », a insisté Jean-Philippe Dupont, directeur régional de la SNCF. « C'est malheureux mais il s'agit là d'un acte d'imprudence de la part de la jeune fille. Elle a voulu traverser vite et elle n'a pas regardé », a poursuivi Me Bertin.
A l'issue de l'audience, la procureure a demandé la relaxe de la SNCF. Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu le 2 février à 14 h.J. G.