Les familles les plus aisées aident les classes moyennes

Camille Allain

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La cantine plus chère pour certains.
La cantine plus chère pour certains. — S. POUZET / 20 MINUTES

A chaque début d'année ses augmentations de prix. A Rennes, la municipalité en a profité pour revoir les grilles tarifaires des activités péri-scolaires. Si les familles les plus défavorisées ne verront aucune différence, les classes les plus aisées seront directement concernées. Les prix de la cantine, de l'accueil après la classe ou des centres de loisirs vont grimper pour les ménages les plus riches. Le tout au profit de la classe moyenne. « Nous souhaitons renforcer l'équité sociale et la progressivité des tarifs », argumente Gwenaële Hamon, adjointe à l'éducation et à la jeunesse.

5,30 € la cantine contre 4,62 €
« Notre tranche la plus élevée englobait 40 % des familles rennaises et présentait de grandes disparités. Nous avons choisi de rehausser le seuil d'entrée ». Pour intégrer cette catégorie la plus aisée, une famille avec deux enfants devra avoir un revenu mensuel d'au moins 5 139 €, contre 3 280 € auparavant. « Cela ne représente plus que 11 % des ménages », témoigne l'élue. Pour cette tranche, le prix d'un repas à la cantine grimpera à 5,30 € au lieu de 4,62 € sur l'ancienne grille tarifaire. « C'est l'équivalent de 15 € par mois et par enfant. Nous espérons que cette justice sociale sera entendue par les familles les plus aisées », souligne Gwenaële Hamon. Au contraire, les familles aux revenus moyens (de 1 800 à 3 332 € par mois) verront toutes leurs tarifs baisser. L'élue précise que ces modifications « n'auront aucun effet sur les recettes de la ville. »

Plus de tranches

Les tarifs du Conservatoire et des centres d'initiation sportive étaient uniques. Depuis le 1er janvier, la municipalité a créé quatre tranches basées sur le quotient familial. « Cela permet d'offrir des tarifs plus faibles aux familles les plus défavorisées ».