La Bretagne dévoile son plan pour accélérer le débit

Jérôme Gicquel

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Le très haut débit se fait attendre.
Le très haut débit se fait attendre. — SALOM-GOMIS / SIPA

L'objectif du projet Bretagne Très Haut Débit était déjà connu depuis plusieurs mois : apporter d'ici 2030 la fibre optique à tous les foyers et entreprises bretonnes aussi bien en zone rurale qu'urbaine. Il ne manquait à l'ensemble qu'un cadre général pour vraiment démarrer le chantier. C'est désormais chose faite depuis hier avec la présentation d'une feuille de route afin de doter la Bretagne « d'un outil d'équilibre et d'aménagement du territoire », dixit Jean-Yves Le Drian, le président socialiste de la région.

Un partenariat public-privé
Ce projet de déploiement du très-haut débit (100 mégabits par seconde) associera des initiatives à la fois privées et publiques. Les opérateurs privés, notamment Orange, qui a été désigné comme le constructeur principal dans la région, se concentreront sur les zones les plus densément peuplées. Le reste du territoire, soit 58 % des lignes de la région, sera du ressort des collectivités publiques. Ces dernières devront ainsi investir 1,8 milliard d'euros sur 20 ans pour couvrir environ un million de foyers. La première phase devrait s'achever fin 2014 avec une douzaine de villes moyennes dans la région, parmi lesquelles Redon et Dinan. « Cela représente 85 000 foyers pour un investissement global de 400 millions d'euros pour lequel les financements de l'Etat et de l'Europe sont déjà acquis », détaille Gwenegan Bui, vice-président de la région en charge du numérique. Pour les habitants des autres villes, il faudra encore s'armer de patience.

La gouvernance

Afin de piloter la mise en oeuvre du projet, une gouvernance unique verra le jour cette année via la mise en place d'un syndicat mixte. « Il reste à en définir les règles et s'assurer de son montage juridique », a indiqué Michel Cadot, préfet de région.