Le corps de Gaëlle identifié, l'enquête est relancée

Camille ALLAIN

— 

Les ossements retrouvés par un chasseur près de Thorigné-Fouillard dimanche sont « selon toute vraisemblance » ceux de Gaëlle Le Tutour , a fait savoir hier le procureur de la République de Rennes. « Cette identification est rendue quasi certaine par l'examen de la dentition. Des analyses ADN viendront dès que possible le confirmer », a précisé Thierry Pocquet du Haut-Jussé dans un communiqué. La victime, domiciliée à Saint-Sulpice-la-Forêt avait disparu depuis un peu plus de deux ans.

Plusieurs hypothèses envisagées
Une information judiciaire pour meurtre a été ouverte par le parquet de Rennes « pour permettre aux enquêteurs de disposer des pouvoirs d'enquête les plus larges ». Le parquet précise toutefois que la qualification de meurtre, la plus haute possible, « ne signifie que cette hypothèse est privilégiée. Plusieurs hypothèses restent envisageables sur les causes du décès ». Les investigations médico-légales devraient prendre « un certain temps », selon le procureur, en raison « de l'état des éléments de squelette découverts ». Ces analyses permettront peut-être de déterminer si la victime présente des fractures, et dans ce cas, comment elles ont pu être causées. « Ce n'est pas toujours possible », confie un enquêteur. Gaëlle Le Tutour, mère de trois enfants, avait quitté son domicile le dimanche 8 novembre 2009 et n'était jamais rentrée. D'importants moyens de recherche avaient été mis en place et une cellule d'investigations créée. Sans succès. Les enquêteurs ne disposaient alors d'aucun élément jusqu'à cette découverte dimanche au lieu-dit Le Gaudrier, tout près de l'A84, à 8 kms du domicile de la victime.