« On utilise le dernier espace libre »

Recueilli par Camille Allain

— 

Adjoint à l'urbanisme au sein de la municipalité rennaise, Frédéric Bourcier supervise les nombreux projets d'aménagements de la ville. Et refuse de voir la ville empiéter sur la campagne environnante.

Pourquoi ne pas aller au-delà de la rocade ?
Nous voulons limiter l'étalement urbain et privilégier un modèle durable. Plus on s'étale, plus on éloigne les habitants des fonctions urbaines comme les transports et les services publics. Nous souhaitons aussi conserver les terres agricoles et privilégier les circuits courts. Le développement de la ville nous offre un gros potentiel.
La Courrouze, Beauregard, plaine de Baud. Les projets ne sont-ils pas trop nombreux ?
Rennes est la troisième ville la plus attractive de France. Nous devons préparer l'avenir et avoir la capacité de loger tous les types de population. Avec l'aménagement de la Zac de Baud, on utilise le dernier espace libre. C'est la dernière fois que l'on va construire du neuf sans faire disparaître de l'existant. C'est pourquoi nous bâtissons plus haut. Aujourd'hui, la ville doit se reconstruire sur elle-même.
Doit-on s'inquiéter de cette hauteur ?
Non. A Rennes, on ne construira pas d'ouvrage de plus de 100 mètres de haut. Quand on parle de tour, beaucoup de gens pensent aux immeubles des années 1960/70. Aujourd'hui on fait de très beaux bâtiments. Plus on construit haut, et plus on garde des espaces publics au sol. Nous y aménagerons des parcs et des espaces communs. L'objectif, c'est de varier pour créer différentes ambiances dans la ville.

Des parkings relais plus nombreux

Souvent complets, les parkings relais seront plus nombreux avec l'arrivée de la future ligne de métro prévue pour 2018. Les parkings existants pourraient également voir leur capacité augmenter. « Nous réfléchissons à des parkings silos sur plusieurs étages », confie M. Bourcier.