L'échangeur du Bois-Harel inquiète les cyclistes

Camille Allain

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La bretelle est interdite aux vélos.
La bretelle est interdite aux vélos. — C. ALLAIN / APEI / 20 MINUTES

«On le répète depuis plusieurs années que cet équipement est mal aménagé pour les vélos. » L'association de défense des cyclistes Rayons d'action est en colère. Fin août, un cycliste est décédé au niveau de l'échangeur du Bois Harel, à hauteur de la porte de Bréquigny. Percuté par une voiture, le jeune homme de 27 ans empruntait alors « un axe interdit aux vélos », selon les gendarmes. « Le conducteur du véhicule était alcoolisé », précisent les enquêteurs. « Si le cycliste a emprunté cette route, c'est parce que la piste réservée aux vélos rallonge de près d'un kilomètre », explique Julien Balas, président de l'association. « De plus, ce passage n'est pas éclairé, mal indiqué et bien souvent boueux. »

Pas d'aménagements possibles
L'échangeur, finalisé il y a un an, visait pourtant à sécuriser l'un des points noirs de la rocade rennaise. « C'était l'un des lieux les plus accidentogènes pour les voitures. Et très dangereux pour les cyclistes, car ils devaient traverser les voies », souligne la DREAL (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), en charge des travaux. « Nous ne contestons pas ces aménagements », répond l'association Rayons d'action. « Mais en 2009, des études avaient été menées par le ministère de l'Environnement et proposaient la construction d'une passerelle au-dessus de la rocade. Depuis, rien n'a été fait, probablement parce que c'était trop cher. » Les travaux se chiffraient à un, voire deux millions d'euros selon l'option choisie. « Nous avons étudié ces possibilités, mais les passerelles n'offraient pas un gain de temps satisfaisant pour les cyclistes, par rapport au surcoût qu'elles représentaient. Et on se retrouvait face à une pente à 6 % », argumente la DREAL.

Des actions mises en place
L'association Rayons d'action reprochait également un manque de visibilité de la piste cyclable. La DREAL y répondra par un renforcement des panneaux « pour éviter que des cyclistes n'empruntent un axe qui leur est interdit. » La ville de Rennes a également « lancé une réflexion pour faire des propositions à l'Etat », en charge du dossier.