Un risque d'amende salée pour les pêcheurs à pied

Camille Allain

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Alors que la grande marée atteindra son coefficient maximal (112) ce matin, les pêcheurs à pied ont déjà investi le littoral depuis lundi, grattant le sol à la recherche de coquillages comestibles. Hier, ils étaient nombreux sur le site de la Laronnière à Cherrueix, au nord de Dol-de-Bretagne. Pierre, la trentaine, est venu profiter du grand air. « J'ai pris mon après-midi pour accompagner les copains. » Avec son petit râteau, il a déjà pêché une trentaine de palourdes. « Il y en a plein. Je vais en prendre un peu plus pour le repas de ce soir. » Lui ne prend que les plus grosses « pour les farcir, c'est meilleur ». Plus loin, Claude, retraité originaire de Combourg, vérifie la taille des coquillages grâce à un système improvisé sur son sceau. « Pas moins de 4 cm pour les palourdes je crois, et pas plus de 3 kg par personne ». Hier, mieux valait respecter les règles, car au retour, ce sont les officiers des Affaires maritimes qui attendaient les pêcheurs sur le parking, balance à la main. « Nous vérifions la taille et la quantité de coquillages ramassés par chaque pêcheur », explique Matthieu Reunavot, administrateur aux Affaires maritimes. « Pour avoir une gestion durable des ressources et permettre à tout le monde d'en profiter, il faut fixer des règles ». Pas plus de 3 kg de palourdes par personne et pas moins de 3,5 cm de large (2,7 cm pour les coques), c'est la loi. « On ne verbalise pas à chaque fois (lire ci-dessous). On est aussi présent pour informer les gens », tempère Matthieu Reunavot. Une démarche jugée insuffisante par Claude. « Moi j'appelle la mairie avant de venir pour savoir ce qu'on a le droit de pêcher. Mais ils devraient mettre un panneau à l'entrée des plages », insiste le retraité. « La pêche est un loisir responsable. C'est aux usagers de faire la démarche de se renseigner avant », répond l'administrateur des Affaires maritimes.