« Il n'existe Pas un mais plusieurs lobbys bretons »

Jérôme Gicquel
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   Tour à tour journaliste en Afrique, dans le monde arabe puis en Bretagne pour l'Agence France Presse, Clarisse Lucas s'est plongée pendant plus d'un an dans les coulisses du lobby breton. Des réseaux d'influence présents dans toutes les sphères de la société qui portent haut et fort les couleurs et les revendications de la région. 

   Quelles sont les caractéristiques 

   de ce lobby breton?
  Il n'existe pas un lobby breton mais plusieurs. Cela regroupe à la fois un tissu associatif, des acteurs du monde économique ou culturel qui ne sont pas forcément sur la même position mais qui défendent tous l'avenir de la région. Cela a débuté à l'après-guerre, au moment où la situation économique était très difficile en Bretagne et cela s'est ensuite intensifiée à travers l'action de divers organismes.
  Quelles sont les grandes victoires 

   à mettre son actif?
  L'indemnisation des communes souillées après la marée noire de l'Amoco-Cadiz ou bien la mobilisation contre la centrale nucléaire de Plogoff. 

   Patrick Le Lay, François Pinault, Yves Rocher... Les poids lourds économiques ne manquent pas dans la région. Quel en est l'impact?
  Certains s'investissent, pour d'autres c'est juste un attachement affectif. Nous avons la chance d'avoir un vivier de personnalités et je pense que la région devrait penser à plus les solliciter.
 

Reçus à l'Élysée

Nicolas Sarkozy a reçu le 11 mai dernier une délégation d'acteurs économiques bretons. Parmi eux, Patrick Le Lay (Stade Rennais), Alain Glon (Institut de Locarn), Jakez Bernard (Produit en Bretagne) et Claude Guillemot (Ubisoft et Club des Trente).