Les déchets recyclables prennent le train

Camille Allain

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Plutôt que d'expédier ses déchets recyclables à Rouen, Rennes Métropole préfère les envoyer dans les Vosges, pour diminuer son empreinte carbone. Une équation rendue possible grâce au train. Jusqu'ici le transport ferroviaire coûtait trop cher à la collectivité qui préférait les convois routiers. Une dizaine de semi-remorques acheminaient chaque semaine les journaux jusqu'à Rouen, à raison de 12 000 tonnes par an. Là-bas, les journaux étaient recyclés pour être redistribués aux entreprises de presse. « On cherchait une solution moins polluante depuis longtemps, mais sans que ça nous coûte plus cher », explique Jean-Louis Merrien, conseiller municipal écologiste.

Le plastique prend le train aussi
La solution est venue de l'entreprise Norske Skog Golbey, qui a mis au point Valorail, un conteneur dans lequel les journaux peuvent être acheminés en vrac. « On gagne de l'argent car on n'a plus besoin de les emballer », poursuit l'élu. Rennes Métropole revend la tonne de papier pour 130 euros. Au retour des Vosges, pour que les conteneurs ne voyagent pas à vide, ils seront chargés de bobines de papier recyclé, sur lequel Ouest-France imprimera son journal. Du coup, les plastiques suivront la même démarche. Fini le transport routier, les plastiques seront acheminés vers Mâcon pour être transformés en bouteille d'eau, en poubelle ou en tuyau. « J'espère qu'on pourra faire de même avec le verre bientôt », conclut Jean-Louis Merrien.

Bon recyclage

Les habitants de la métropole sont bons élèves. Ils rejettent moins de déchets (476 kg par habitant contre 576 pour la moyenne nationale) et recycle mieux. Le taux de refus des déchets recyclés est de 15% contre 30% pour la moyenne.