La Courrouze entre dans une nouvelle ère

Camille Allain

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L'immense chantier de la Courrouze se résume souvent à l'imposant bâtiment du Crédit agricole, inauguré il y a quelques mois. Mais le quartier est également voué à accueillir des habitations. Pour l'heure, seulement 39 logements sont occupés. A la fin du mois un bâtiment de 123 appartements sera investi par ses nouveaux propriétaires.

10 000 habitants en 2018
« Au total, on aura 383 logements habités d'ici la fin d'année », confirme Béatrice Malegol, médiatrice du chantier. Prévu pour accueillir 10 000 habitants en 2018, le quartier va voir sa population doubler chaque année. Les chantiers se multiplient sur l'ancien terrain militaire. « Ce quartier est une opportunité formidable. Il va se développer très vite », explique Denis Bimbenet, directeur général d'Aiguillon, l'un des promoteurs immobiliers de la Courrouze. Tous comptent sur l'aspect « immeuble au milieu des bois » vanté par les élus. « La nature côtoie l'habitat, ce qui plait aux jeunes couples », poursuit le directeur.

Des commerces en 2014
Béatrice Malegol tient un point info au milieu du chantier. « Beaucoup de gens viennent se renseigner sur les prix des logements. Ils veulent savoir s'il en reste à vendre. » La réponse est oui. Sur les 123 appartements qui seront livrés à la fin du mois, Habitation Familiale en a encore quatre sur les bras. « Avec la crise, on a eu du mal à les vendre au départ », se souvient Pascal Maçon, son directeur. « Le quartier va bouger, s'agiter. Pour l'instant, il n'y a pas grand chose de visible. Il faut que les immeubles sortent de terre pour que les gens réalisent », explique Pascal Maçon. Les habitants de Saint-Jacques et de Cleunay ont remarqué. « Beaucoup de gens viennent me voir pour savoir à quoi ça ressemblera », précise Béatrice Malégol. « Ils veulent savoir s'il y aura des commerces et où sera le métro. » Les commerces sont prévus pour 2014, voire 2015. « On étudie la place qu'il nous restera. »Pour l'instant, seul le bâtiment du Crédit agricole interpelle. « C'est vraiment moche », lâche un soixantenaire qui goûte peu à l'architecture moderne du lieu.