Le THABOR VEUT RETROUVER UNE SECONDE JEUNESSE

Jérôme gicquel

— 

Avec le retour des beaux jours, les allées et pelouses du Thabor ne vont pas désemplir ces prochaines semaines. Conçu entre 1866 et 1868 par les frères Bühler, le parc va aussi se refaire une beauté avec un vaste programme de travaux étalés sur dix ans. Avec l'usure du temps, certains éléments présentent en effet un état de délabrement préoccupant ou ne fonctionnent tout simplement plus. « C'est le cas de la grotte qui est fermée au public car elle ne répondait plus aux normes de sécurité en raison de la rouille sur la ferraille », souligne Bertrand Martin de la direction des jardins de la ville.

Le théâtre de verdure va revivre
Les travaux ont déjà débuté l'an dernier avec la remise en eau des deux bassins à la française et la réfection des peintures de la volière et celle du kiosque, inauguré samedi. Cette année, l'accent sera porté sur le site de l'Enfer en plein coeur du parc. « Un endroit pas très accueillant pour l'instant », reconnaît Bertrand Martin. Le théâtre de verdure qui s'y trouve sera entièrement réaménagé avec la création d'un espace vert et la possibilité d'accueillir à terme une jauge de 250 à 300 places pour différents spectacles. Un espace réservé aux chiens verra le jour à proximité ainsi qu'une aire pour stocker les bennes de déchets des services techniques. La terrasse de la brasserie située à l'entrée du parc, avenue de Grignan, sera enfin clôturée avec des vitres afin d'y accéder en dehors des horaires d'ouvertures du parc.

Le coût des travaux

Le coût total des travaux s'élève à près de 5 millions € sur 10 ans, à raison de 500 000 € par an. L'an dernier, la ville a notamment dépensé 460 000 € pour la réfection du kiosque et 8 000 € pour la remise en eau des deux bassins à la française.