agriculteur, c'est l'AMAP qu'il préfère

Camille Allain

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On vient chez AMAPopote comme on va au marché, cabas sous le bras. Chaque mardi soir, une centaine de personnes, toutes adhérentes de l'association, viennent chercher légumes, oeufs et pain. Ici, pas d'intermédiaire. Les producteurs vendent leur marchandise directement aux consommateurs. C'est ce qu'on appelle une Amap, association pour le maintien d'une agriculture paysanne. On en dénombre une dizaine à Rennes et dans sa périphérie.

Quasiment pas de perte
Sans elles, Jean-Baptiste Galerme, maraîcher à Saint-Erblon, n'aurait pas pu lancer son activité il y a deux ans. Chaque semaine, il amène des paniers de légumes de saison pour les vendre aux adhérents des Amap de La Poterie et Villejean. « Je voulais m'installer mais je ne souhaitais pas vendre sur les marchés ou passer par la grande distribution. L'Amap m'a beaucoup aidé pour me lancer », explique Jean-Baptiste. « Ici, on n'a pas besoin de jeter un légume qui n'est pas beau. Je n'ai quasiment pas de perte. » Les adhérents s'inscrivent souvent pour six mois, « une saison », dans le jargon et préfinancent la production de l'agriculteur. Le consommateur ne paie pas plus cher et le producteur s'assure un revenu minimum. « Ça me permet de cultiver une trentaine de variétés. Sans les Amap, si je voulais m'en sortir, je devrais me spécialiser dans deux ou trois légumes. » Jean-Baptiste aurait néanmoins besoin de vendre plus de paniers pour stabiliser son activité. « Seul, je ne peux pas tout faire, mais je ne gagne pas assez pour embaucher un salarié. »

Où les trouver à Rennes?

A Rennes, il en existe cinq à La Poterie, au Blosne, à Villejean, Maurepas et dans le quartier Arsenal Redon/Cleunay. Toutes sont référencées sur le site d'AMAPopote : http://amapopote.fr. Pour des conseils sur la création d'Amap : contact@amap-armorique.fr.