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arrêt aux standsLa ligne B du métro rennais à l’arrêt au moins jusqu’au 18 décembre

Rennes : Victime d’un incendie, la ligne B du métro à l’arrêt au moins jusqu’au 18 décembre

arrêt aux standsUn feu s’est déclaré sur un poste électrique d’alimentation le 18 novembre, occasionnant des dégâts très importants sur la nouvelle ligne de métro
La ligne B du métro rennais est à l'arrêt depuis le 18 novembre en raison d'un incendie survenu dans un poste d'alimentation électrique. Elle ne rouvrira pas au public avant le 18 décembre.
La ligne B du métro rennais est à l'arrêt depuis le 18 novembre en raison d'un incendie survenu dans un poste d'alimentation électrique. Elle ne rouvrira pas au public avant le 18 décembre. - C. Allain/20 Minutes. / 20 Minutes
Camille Allain

Camille Allain

L'essentiel

  • A l’arrêt depuis un incendie le 18 novembre, la ligne B du métro de Rennes ne rouvrira pas au public avant le 18 décembre.
  • L’origine du feu n’est pas encore connue mais la piste accidentelle est avérée. Des investigations sont en cours.
  • En attendant la réouverture, Keolis Rennes a mis en place des bus de substitution afin d’accompagner les voyageurs.

A peine rodée, déjà arrêtée. Mise en service le 20 septembre 2022 après huit ans de chantier, la ligne B du métro de Rennes est à l’arrêt forcé depuis le 18 novembre. Ce samedi-là, un important incendie s’était déclaré dans un poste d’alimentation électrique du garage atelier situé à Saint-Jacques-de-la-Lande. Rapidement, la direction de Keolis avait annoncé que les dégâts étaient conséquents. Et ils le sont.

Ce mardi, la société exploitant le réseau Star a annoncé que la ligne B ne reprendrait pas du service avant le 18 décembre, le temps d’effectuer les réparations. « On met tout en œuvre pour la remettre en service avant les vacances de Noël », a précisé le directeur de Keolis Ronan Kerloc’h. Avant cela, l’opérateur va devoir remplacer et réparer le poste électrique qui a brûlé. « Nous allons devoir intervenir à la fois sur les courants forts qui gèrent la traction des rames et sur les courants faibles qui régissent les automatismes », poursuit le directeur de Keolis, avant de faire savoir que « certains câbles brûlés ont déjà été coupés ». L’origine du feu, si elle est accidentelle, n’a pour l’heure pas été élucidée. « Nous savons qu’il y a eu un freinage d’urgence juste avant mais il est trop tôt pour faire le lien », a prévenu l’exploitant du réseau Star. Une enquête est en cours.

Un incendie a sérieusement endommagé un poste d'alimentation électrique de la ligne B du métro à Rennes, occasionnant une indisponibilité d'au moins un mois.
Un incendie a sérieusement endommagé un poste d'alimentation électrique de la ligne B du métro à Rennes, occasionnant une indisponibilité d'au moins un mois. - Keolis

Les équipes de la filiale de la SNCF et de Siemens Mobility doivent dans le même temps vérifier que les 25 rames fonctionnent normalement. Il faudra ensuite plusieurs jours de tests et une « marche à blanc » de deux jours où le métro roulera normalement mais sans voyageur à son bord.

L’arrêt total des rames, qui ont toutes été rapatriées, a occasionné une belle pagaille pour les 100.000 usagers quotidiens de la ligne B. Une ligne relais a été mise en place afin de pouvoir compenser cet arrêt. Keolis promet « une offre de bus toutes les 5 minutes » pour les voyageurs. Aux heures de pointe, la situation reste cependant compliquée. La mise en place de cette offre de remplacement a également entraîné la suppression de quatre lignes de bus (10,12, 32 et 34). « Nous avons augmenté la cadence de certaines lignes Chronostar (la C1, la C4 et la C5) afin de proposer une alternative. Nous savons que la situation n’est pas idéale mais il va falloir s’armer d’un peu de patience », prévient Matthieu Theurier. Le vice-président de Rennes Métropole délégué aux transports a par ailleurs salué « la réactivité et la disponibilité » des équipes de Keolis.

Un taux de disponibilité très élevé

Construite par Siemens Mobility, la ligne B du métro rennais a coûté 1,3 milliard d’euros. Sa mise en service avait été plusieurs fois retardée en raison de difficultés sur le matériel roulant. Malgré quelques couacs et pannes survenues pour sa première année d’exploitation, la ligne affichait fin août un taux de disponibilité de 97 %. Un chiffre qui a déjà lourdement été plombé par cette longue indisponibilité.

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