Rennes : Quels sont les secteurs où les niveaux sonores sont dans le rouge ?

POLLUTION SONORE La métropole a adopté jeudi soir un nouveau plan de prévention du bruit dans l’environnement pour la période 2022-2026

Jérôme Gicquel
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A Rennes, la rue Saint-Hélier est considérée comme l'une des plus bruyantes de la ville, notamment en raison de la circulation intense.
A Rennes, la rue Saint-Hélier est considérée comme l'une des plus bruyantes de la ville, notamment en raison de la circulation intense. — C. Allain / 20 Minutes
  • La métropole rennaise vient d’actualiser sa carte du bruit et d’adopter un nouveau plan de prévention du bruit dans l’environnement.
  • Neuf points noirs ont été identifiés dans la capitale bretonne.
  • Outre le bruit routier, les nuisances sonores de l’aéroport affectent aussi le quotidien d’environ 2.350 habitants.

C’est une obligation pour toutes les agglomérations de plus de 100.000 habitants. Depuis l’adoption d’une directive européenne en 2002, toutes les grandes villes se doivent d’établir une cartographie du bruit sur leur territoire et d’adopter un plan de prévention du bruit dans l’environnement.

Dix ans après le précédent, Rennes métropole vient de mettre à jour ses données et a adopté jeudi son nouveau plan qui court désormais jusqu’en 2026. La carte du bruit a elle aussi été actualisée à partir des nouvelles mesures réalisées. Dans l’ensemble, la capitale bretonne n’a pas trop à se plaindre des nuisances sonores. « L’environnement sonore de la métropole est plus favorable que dans d’autres territoires de même taille », indique Philippe Thébault, vice-président délégué aux espaces publics et à la voirie et maire de Saint-Gilles.

Des points noirs existent toutefois. Ils sont au nombre de neuf dans la métropole, sept à Rennes (rue de Nantes, rue de l’Alma, rue Saint-Hélier, boulevard Villebois-Mareuil, rue de Châteaudun, rue de Saint-Malo et boulevard des Trois Croix) et deux en périphérie (la route départementale 27 à Gévezé et la route départementale 125 à Vezin-le-Coquet). Neuf secteurs où la circulation automobile est dense et où les niveaux sonores relevés dépassent le seuil réglementaire de 68 décibels. « Cela peut atteindre 74 décibels dans certains secteurs », souligne l’élu, précisant qu’environ 1.350 habitants sont impactés.

Dix zones placées en vigilance

Si le seuil n’y est pas dépassé, la vigilance est également de mise dans dix zones, comme la rue de Vern, la route départementale RD177 à Bruz et Saint-Jacques-de-la-Lande ou la RD137 à Montgermont et Saint-Grégoire. Pour remédier à cette pollution sonore, la métropole compte beaucoup sur son nouveau plan de déplacement urbain qui vise à réduire drastiquement la circulation automobile. « Cela devrait permettre d’obtenir des effets positifs sur l’environnement sonore pour quatre zones en dépassement de seuil », assure Philippe Thébault.

Pour les cinq autres, cela ne suffira pas et des solutions devront être trouvées pour réduire le bruit. Cela pourrait passer par la réduction de la vitesse dans certains secteurs ou la mise en place d’enrobés phoniques. L’installation d’ouvrages de protection, comme des merlons, est également à l’étude.

Environ 2.350 personnes impactées par le bruit aérien

Mais la circulation automobile n’est pas la seule responsable des nuisances sonores dans la capitale bretonne. Autour de l’aéroport de Rennes/Saint-Jacques, 734 immeubles d’habitation, soit 2.352 personnes, sont ainsi impactées par le bruit aérien qui dépasse à ces endroits le seuil réglementaire fixé à 55 décibels. Pour faire baisser le bruit, une expérimentation est actuellement en cours pour envisager de nouvelles trajectoires de départs des avions.

Dans une moindre mesure, le trafic ferroviaire perturbe enfin le quotidien d’environ 200 habitants qui doivent supporter des volumes sonores supérieurs à 73 décibels, particulièrement la nuit. « Mais cela reste assez limité en ville, les nuisances sonores sont bien plus importantes en dehors de la métropole quand le train a pris de la vitesse », précise l’élu.