Rennes : L’IGPN saisie après l’intervention des forces de l’ordre au lycée Bréquigny

MANIFESTATION Deux élèves de l’établissement ont été blessés lors de l’intervention des forces de l’ordre, venues pour débloquer le lycée en marge de la grève des enseignants

C.A.
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L'entrée du lycée Bréquigny, à Rennes, où des élèves ont été blessés en marge de l'intervention de la police.
L'entrée du lycée Bréquigny, à Rennes, où des élèves ont été blessés en marge de l'intervention de la police. — Damien Meyer / AFP

Elle a reçu un objet à la tête lors de l’intervention de la police devant son lycée, une blessure nécessitant six points de suture. Jeudi, une élève de première du lycée Bréquigny, à  Rennes, a déposé plainte auprès de la gendarmerie d’Hédé-Bazouges. D’après des témoins, elle aurait été blessée à la tête par une cartouche de gaz lacrymogène, lancée par les forces de l’ordre. Les policiers sont intervenus jeudi matin devant le plus grand lycée de Bretagne pour procéder au déblocage de l’entrée en marge de la grève des enseignants.

L’intervention s’est déroulée dans le calme jusqu’à ce que des projectiles soient jetés sur les forces de l’ordre. Ces dernières ont répliqué par des gaz lacrymogènes. Le parquet de Rennes a décidé de saisir l’IGPN, la police des polices, « afin de déterminer les circonstances précises de ces blessures », selon le procureur de la République Philippe Astruc. Un examen médico-légal sera pratiqué sur la jeune victime qui est âgée de 16 ans afin de déterminer son ITT.



Jeudi matin, peu avant 6 heures, plusieurs individus cagoulés ont pénétré dans l’enceinte du lycée Bréquigny pour en bloquer les accès. Le proviseur de l’établissement, qui vit sur place, est allé à la rencontre des manifestants. « C’était de jeunes adultes, pas des élèves de l’établissement », assure Marc Duran. Difficile à vérifier puisque les jeunes étaient cagoulés et masqués. Rappelons que l’établissement accueille plus de 3.000 élèves. Le proviseur a tenu à « condamner très fortement ces violences urbaines » dans son établissement. Selon lui, la violence a émané d’individus « venus en découdre avec la police ».

Un autre élève aurait reçu un caillou à la tête lors de ces affrontements. Dans un communiqué, plusieurs syndicats ont critiqué des « actes de violences intolérables, inutiles et démesurés » de la part des forces de l’ordre.