Rennes : Comment deux lycéens de Bréquigny ont-ils été blessés lors d’un blocage

MANIFESTATION Plusieurs syndicats dénoncent des « actes de violences intolérables » de la part des forces de l’ordre, ce que conteste le proviseur du lycée

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La police est intervenue le 27 janvier 2022 devant le lycée Bréquigny pour disperser des manifestants. Ici, une manifestation organisée à Rennes.
La police est intervenue le 27 janvier 2022 devant le lycée Bréquigny pour disperser des manifestants. Ici, une manifestation organisée à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes
  • Deux élèves ont été blessés jeudi matin lors du blocage du lycée Bréquigny à Rennes.
  • Plusieurs syndicats dénoncent une utilisation disproportionnée de la force de la part de la police.
  • Le proviseur de l’établissement condamne fermement les violences commises aux abords du lycée.

Il était environ 6h45 jeudi matin quand plusieurs individus ont franchi les grilles du lycée Bréquigny. « Ils étaient cagoulés. Ils avaient cadenassé les entrées de l’établissement avec du scotch, une chaîne et des serre-câbles », raconte le proviseur du plus grand lycée de Rennes et de Bretagne. Marc Duran a été le premier témoin du face-à-face qui a opposé des manifestants et les forces de l’ordre jeudi matin aux portes du lycée Bréquigny.

Deux élèves de l’établissement auraient été légèrement blessés en marge de l’intervention des forces de l’ordre, qui ont dû faire usage de gaz lacrymogènes​. Dans un communiqué, les syndicats FSU, SUD Éducation, CGT educ’action et snFOlc dénoncent des « actes de violences intolérables, inutiles et démesurés » de la part des forces de l’ordre.

Un mouvement de contestation national

Une élève de première aurait reçu un fumigène à la tête qui a nécessité huit points de suture. Elle a été prise en charge dans un cabinet de soin infirmier près du lycée avant de rentrer chez elle vers 11h30 accompagnée de sa mère. Un autre élève aurait reçu, cette fois-ci, un caillou sur le crâne, venu de la foule selon le proviseur qui « condamne très fortement ces violences urbaines » dans son établissement. Selon lui, la violence a émané d’individus « venus en découdre avec la police ». L’intersyndicale évoque quant à elle « un autre lycéen blessé au poignet par un coup reçu ».



Le proviseur assure que les premiers « bloqueurs » n’étaient pas des élèves de Bréquigny, qui compte près de 3.000 inscrits. « C’étaient de jeunes adultes, pas des lycéens », précise le responsable de l’établissement.

Après le blocage levé vers 10h30, les élèves ont pu reprendre les cours normalement. La mobilisation s’inscrivait dans le mouvement de grève national revendiquant une hausse des salaires face à l’inflation. Entre 150 et 200 lycéens étaient présents devant l’établissement pour protester contre le protocole sanitaire et le décalage des épreuves du baccalauréat.