Rennes : Pour réduire la facture, la métropole va remplacer des milliers de lampadaires

ENERGIE Une enveloppe de 27 millions d’euros va être mise sur la table sur la période 2023-2025 pour acheter des équipements à LED

Jérôme Gicquel
— 
La métropole de Rennes va dépenser 27 millions d'euros pour renouveler et moderniser son éclairage public d'ici 2025. Ici, la gare de Rennes et l'avenue Janvier.
La métropole de Rennes va dépenser 27 millions d'euros pour renouveler et moderniser son éclairage public d'ici 2025. Ici, la gare de Rennes et l'avenue Janvier. — C. Allain / 20 Minutes
  • Pour limiter sa consommation et réduire sa facture énergétique, la métropole rennaise renouvelle son parc de lampadaires.
  • Près de 11.000 points lumineux vont être remplacés sur la période 2023-2025.
  • D’autres communes poussent plus loin la démarche en supprimant par exemple l’éclairage public les soirs d’été.

Ils sont trop vieux, trop énergivores et même trop dangereux pour certains. Dans les prochains mois, plusieurs milliers de lampadaires éclairant les 43 communes de la métropole rennaise vont partir à la casse. Ils seront remplacés par des équipements plus modernes et durables fonctionnant avec des LED. Une décision qui s’inscrit dans le cadre du plan climat, air et énergie adopté en 2019 par la collectivité et qui vise à « réduire la consommation en éclairage public de 40 % d’ici 2030 », selon Philippe Thébault, vice-président de la métropole chargé des espaces publics et de la voirie.

Après un inventaire du parc, 80.560 lampadaires étant installés sur le territoire, le chantier a démarré en 2021 avec le remplacement de 3.000 lampadaires. « Et il y en aura autant cette année », indique l’élu, maire de la commune de Saint-Gilles, à l’ouest de Rennes. Jeudi soir, le conseil de Rennes Métropole a également validé une enveloppe de 27 millions d’euros pour remplacer pas loin de 11.000 lampadaires sur la période 2023-2025. « On aura alors remplacé près de 30 % du parc », précise Philippe Thébault.

L’éclairage public coupé les soirs d’été

Si l’investissement est conséquent, il ne sera toutefois pas suffisant pour réduire la consommation de 40 % à l’horizon 2030. Il faudra aussi compter sur le bon vouloir des maires, responsables de l’éclairage public dans leur commune respective. Et dans ce domaine, chacune a ses propres horaires. « Il y en a qui éteignent à 22h30, d’autres à 2h du matin », souligne le maire de Saint-Gilles. Entre les zones rurales, périurbaines ou urbaines, difficile en effet de trouver un consensus sur le territoire. « Et si l’on impose, il y aura des réticences chez certains habitants », assure l’élu.

Plutôt que d’obliger, la collectivité préfère donc inciter les communes à réduire l’éclairage. C’est notamment le cas en été avec 18 communes qui se sont engagées depuis deux ou trois ans à éteindre tous les lampadaires sur la période estivale entre juin et août. D’autres expérimentent en ce sens aussi comme Chantepie, au sud de Rennes. Depuis la fin octobre et pour une durée d’un an, la commune s’est en effet engagée à éteindre l’éclairage public dès le dernier passage des bus et à le supprimer totalement le dimanche.