« Le pistolet n’était pas factice », alerte un syndicat de policiers rennais

SECURITE Un homme porteur d’un pistolet de tir s’est rebellé face aux agents municipaux

C.A.
— 
Illustration d'une intervention de la police municipale, ici à Rennes.
Illustration d'une intervention de la police municipale, ici à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

La réponse est étayée, photos à l’appui. Dans un communiqué adressé à la presse, le syndicat Force ouvrière veut « corriger » certains faits relatés au sujet de la rébellion d’un homme armé d’un pistolet samedi 22 janvier sur la place du Colombier, à  Rennes (Ille-et-Vilaine). Un homme âgé de 23 ans a été difficilement maîtrisé alors qu’il se battait avec un autre individu. Un témoin l’aurait vu sortir un pistolet avant l’arrivée des policiers, qui l’ont interpellé et placé en garde à vue. L’arme était-elle factice ? « Non », à entendre le porte-parole du syndicat. « Il s’agissait d’un pistolet de tir de loisir à air comprimé de marque Beretta », assure Force ouvrière. Équipée d’une cartouche à gaz, cette arme peut tirer des plombs ou des billes d’acier de 4,5 mm de façon automatique. Pas mortel, mais considérablement dangereux, notamment au visage et dans les yeux.

Le syndicat de policiers municipaux rappelle que le port de cette arme n’est autorisé que « pour pratiquer le tir sportif de loisir dans un lieu privé ou un club de tir ». D’autant que l’arme était chargée de 14 plombs, et que la cartouche de gaz était en place.

Un débat sur l’armement de la police municipale

Cette prise de position de FO vient rappeler les demandes récurrentes du syndicat, qui réclame depuis plusieurs années la dotation d’armes à feu pour la police municipale. Ce que refuse la municipalité de Nathalie Appéré. En fin d’année 2021, chacune des équipes  a reçu un pistolet à impulsion électrique porté par un agent formé à son usage. Les syndicats s’inquiétaient alors du manque de formation des agents, appelés à patrouiller plus tard les jeudis, vendredis et samedis soirs. Une trentaine de policiers municipaux supplémentaires ont été recrutés, notamment pour assurer les missions nocturnes. La promesse de campagne de la maire de Rennes était d’en recruter une quarantaine sur l’ensemble du mandat.