Rennes : La métropole va gagner près de 100.000 habitants à l’horizon 2040

DEMOGRAPHIE L’agence d’urbanisme de Rennes Métropole a fait ses comptes et prévoit une nouvelle poussée démographique dans la capitale bretonne dans les prochaines années

Jérôme Gicquel
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A l'horizon 2040, la métropole rennaise devrait compter entre 518.000 et 574.000 habitants.
A l'horizon 2040, la métropole rennaise devrait compter entre 518.000 et 574.000 habitants. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • La Bretagne va continuer à gagner des habitants à l’horizon 2040.
  • C’est Rennes, la capitale régionale, qui va capter une grande partie de sa croissance démographique.
  • Selon l’Audiar, la métropole rennaise devrait compter 100.000 habitants supplémentaires d’ici 20 ans.

L’air breton semble avoir du bon. Si la population bretonne vieillit plus vite que la moyenne nationale, la région gagne chaque année aussi de nouveaux habitants. Et cette tendance va se confirmer ces prochaines années. Pour connaître le nombre de Bretons et de Bretonnes qui peupleront la région à l’horizon 2040, l’Insee, aidé par les agences d’urbanisme de la région, avait planché fin 2019 sur quatre scénarios bien distincts, liés notamment à la santé économique des territoires. Il ressortait de cette étude que « la Bretagne verrait sa population croître, quel que soit le scénario prospectif », l’Insee tablant sur une hausse comprise entre 197.000 et 510.000 habitants d’ici 20 ans.

Sans surprise, c’est la capitale bretonne, et dans une moindre mesure la métropole brestoise, qui va tirer cette croissance démographique. Mais dans quelles proportions ? Sur ce point, l’Audiar, l’agence d’urbanisme de la métropole rennaise, nous apporte quelques éléments de réponse dans sa dernière étude. L’aire d’attraction de Rennes, un grand ensemble englobant 183 communes, pourrait ainsi flirter avec le million avec plus de 940.000 habitants attendus en 2040, soit une hausse de 180.000 habitants par rapport à 2018.

245.000 habitants dans la ville-centre

A une échelle plus petite, la métropole rennaise, composée de 43 communes, gagnerait plus de 100.000 habitants supplémentaires et atteindrait entre 518.000 habitants et 574.000 habitants selon les scénarios. Selon l’Audiar, ce dynamisme démographique devrait se réduire au fil des années « avec un taux de croissance annuel de plus de 1 % par an au début des années 2020 et de seulement 0,6 % par an à la fin des années 2030 ». « Le solde migratoire y deviendrait négatif au milieu des années 2030, tandis que son solde naturel commencerait à se rétracter », précise l’Audiar.

Si l’on se fie à ces projections, ce sont les communes situées au cœur de la métropole qui gagneront le plus d’habitants à l’image de la ville-centre de Rennes qui pourrait avoisiner les 245.000 habitants en 2040, contre un peu plus de 223.000 aujourd’hui.

Les communes voisines vont également grossir

Au cœur des débats lors de la dernière campagne des municipales, la question de la densification urbaine va donc continuer à se poser dans les prochaines années. Et cela passe, malgré une opposition croissante des riverains, par des projets d’immeubles de grande hauteur. « Construire en hauteur, ce n’est pas une obsession, c’est une solution. Elle doit être parcimonieuse mais elle est indispensable », nous expliquait récemment Marc Hervé, premier adjoint chargé de l’urbanisme.

Les communes voisines de Rennes devraient également grossir comme Cesson-Sévigné, où plus de 25.000 habitants sont attendus à l’horizon 2040, Saint-Jacques-de-la-Lande (18.000 habitants), Chantepie (14.000 habitants) ou la très chic Saint-Grégoire (12.000 habitants). Un peu plus à l’écart, les communes de Saint-Sulpice, Chavagne, Saint-Erblon devraient également connaître de fortes croissances démographiques, prévient l’Audiar.