Rennes : « Coopération avec la police = représailles »… L’inquiétant message des dealers dans un immeuble

STUPEFIANTS Dans cet immeuble du quartier Bréquigny, la police a saisi un kilo de résine de cannabis la semaine dernière

Camille Allain
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A Rennes, le square de Copenhague est devenu l'un des principaux points de deal.
A Rennes, le square de Copenhague est devenu l'un des principaux points de deal. — Google Maps / Street View
  • Dans un immeuble du quartier Bréquigny, un message de menaces a été écrit par les dealers à l'attention des habitants.
  • Le square de Copenhague est devenu l'un des principaux points de deal de Rennes.
  • Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sont attendus ce vendredi pour signer

Le message cousu de fautes a bavé sur la porte. Mais il est facilement compréhensible. Mercredi, les habitants du square de Copenhague, à Rennes, ont découvert un message sur une porte intérieure d’un immeuble. Le texte rédigé par les dealers du quartier (dans sa version non corrigée) est le suivant : « Pour toute coopération avec la police des repressaille seront faite !!! On sait tout bande con ». Quelques précisions sont même apportées : « Coopération c’est : donner des info, ouvrir sa porte au policier. On sait c’est quel fenêtre grâce au photo ». Située à deux pas du grand centre commercial Alma et des Almadies, cette place est l’un des principaux points de deal de Rennes.

Touchée comme toutes les métropoles françaises par le trafic de stupéfiants, la capitale bretonne était pour l’heure épargnée par ces menaces de représailles. Jusqu’à ce mercredi. « Un message comme ça, on le voit à Marseille. Mais à Rennes, c’est la première fois que ça arrive. Les dealers mettent toujours la pression sur les habitants mais pas de là à l’écrire comme ça », assure une source policière jointe par 20 Minutes.

La planque des policiers repérée

D’après nos informations, ce message serait la conséquence de la saisie d’un kilo de résine de cannabis la semaine dernière. Depuis plusieurs semaines, la police planquait dans un appartement vide de l’immeuble pour tenter de rassembler des preuves et démanteler ce point de deal. Leur planque aurait été repérée récemment. « Les habitants du quartier n’en peuvent plus », glisse une source proche de l’enquête.

L’information d’abord relayée par Ouest-France prend une résonance particulière cette semaine, alors que le Premier ministre Jean Castex et son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sont attendus vendredi pour signer le contrat de sécurité intégrée. La question du trafic de stupéfiants sera sur la table. Une visite du commissariat est notamment prévue pour accueillir les nouveaux effectifs de police.