Rennes : Pas de bus sur les bandes d’arrêt d’urgence avant l’été 2022

MOBILITES A plus long terme, les véhicules pratiquant le covoiturage pourraient également y circuler

Camille Allain
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Illustration de voitures circulant sur une quatre voies. Ici la rocade de Rennes, en juillet 2017.
Illustration de voitures circulant sur une quatre voies. Ici la rocade de Rennes, en juillet 2017. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • A Rennes, la métropole ambitionne depuis plusieurs années de faire circuler ses bus et cars sur les bandes d’arrêt d’urgence.
  • La première voie devrait être ouverte à l’été 2022 sur les trois derniers kilomètres de la RN137 entre Nantes et Rennes.
  • Ces voies sont moins coûteuses mais permettent aux transports en commun d’être plus compétitifs que la voiture individuelle.

Le dossier était présenté comme compliqué il y a quelques années. Il est désormais bien lancé mais tarde un peu à se concrétiser. A l’étude depuis 2016, la circulation des bus et cars sur les bandes d’arrêt d’urgence des pénétrantes menant à Rennes devrait prendre forme « à l’été 2022 », selon Matthieu Theurier. Il y a un peu moins d’un an, le vice-président de la métropole délégué aux transports avait annoncé une ouverture de cette « troisième voie » sur les derniers kilomètres de la RN137 reliant Nantes à Rennes à la fin 2021. Toujours pas en travaux, la portion n’ouvrira pas avant neuf ou dix mois. « Nous travaillons avec l’État qui est propriétaire de cet axe. Le dossier avance bien. Les travaux devraient bientôt démarrer », promet l’élu écologiste.

L’aménagement ne devrait concerner que les trois kilomètres séparant l’échangeur de Noyal-Châtillon-sur-Seiche et Chartres-de-Bretagne de Rennes. « Ce sont des travaux moins coûteux qui consomment peu de foncier et préservent la biodiversité. L’investissement reste assez modeste et ne nécessite pas d’aller très loin pour que le gain de temps soit intéressant », poursuit l’élu. D’autres axes suivront bientôt, à l’image de la route de Lorient et les six autres pénétrantes majeures menant à Rennes.

Le jury citoyen constitué pour étudier la faisabilité du projet a fait les calculs. En période de pointe, un bus ou car pourrait gagner cinq minutes sur cette portion régulièrement embouteillée. « Si nous voulons convaincre les gens de prendre le bus, il faut qu’il soit compétitif par rapport à la voiture​, qu’il ne reste pas lui aussi bloqué dans les bouchons ». Un temps promises aux covoitureurs, les bandes d’arrêt d’urgence seront dans un premier temps uniquement réservées aux bus et cars.