Coronavirus en Bretagne : Refus de contrôler le pas sanitaire pour une cinquantaine de patrons de bars et de restaurants

EPIDEMIE Quarante-quatre cafetiers et restaurateurs bretons ont annoncé, mardi, leur opposition au pass sanitaire, obligatoire à partir du 9 août.

20 Minutes avec AFP
— 
Illustration du pass sanitaire.
Illustration du pass sanitaire. — Isa Harsin / SIPA

Ils expliquent refuser « de jouer le rôle de police sanitaire » dans leur établissement. Une cinquantaine de cafetiers et restaurateurs bretons ont annoncé, mardi, leur opposition au pass sanitaire, obligatoire à partir du 9 août.

« Nous sommes des lieux ouverts à toutes et tous sans distinction (…). L’accueil sans condition, l’entraide et l’échange sont des notions fondamentales, inscrites dans notre socle de valeurs », ont-ils annoncé, dans un communiqué, sur leur page Facebook.

Une « ligne rouge a été franchie »

« Nous refusons de jouer le rôle de police sanitaire et ainsi de contrôler, de trier et de séparer les usagers de nos lieux », ont-ils ajouté. Les signataires estiment que ce pass sanitaire pourrait les contraindre à « refuser de servir un verre ou permettre d’assister à une animation à des personnes que nous côtoyons depuis des années ».

En outre, ils estiment prendre cette décision « au nom de la défense de la liberté individuelle d’aller et venir dans des lieux publics », estimant qu’avec la mise en œuvre du pass sanitaire une « ligne rouge a été franchie ».

« Conscients du contexte sanitaire »

Implantés dans 38 communes bretonnes (Brest, Concarneau, Saint-Brieuc, Lorient, Lannion…), les 44 restaurateurs et bistrotiers signataires se disent « pleinement conscients du contexte sanitaire » et ne souhaitent pas remettre « en débat la pertinence du vaccin ».

Face au rebond de l’épidémie de Covid-19, le pass sanitaire est entré en vigueur le 21 juillet dans les « lieux de loisirs et de culture » rassemblant plus de 50 personnes.
Il doit être étendu, dès le 9 août, notamment aux cafés et restaurants. Sous réserve de la décision, attendue jeudi, du Conseil constitutionnel, saisi par des députés de gauche.