Bretagne : Les cercles celtiques en festival itinérant pour retrouver leur public

MUSIQUE Le « Kenleur Tour » est financé à parts égales en auto-financement, par la région Bretagne et, « pour la première fois », par la Drac

D.Bd avec AFP
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Des danseurs traditionnels bretons défilent lors du Festival interceltique de Lorient, le 9 août 2015
Des danseurs traditionnels bretons défilent lors du Festival interceltique de Lorient, le 9 août 2015 — FRED TANNEAU AFP

La pandémie a des conséquences dans tous les domaines, même celui de la musique celtique. Les cercles celtiques ont pris la route : privés par la pandémie de leurs traditionnels rendez-vous au long de l’année, ils sillonnent cet été la Bretagne pour retrouver le public, habitants ou vacanciers.

« On se doutait que l’été serait une nouvelle fois particulier en raison du contexte sanitaire. On a donc lancé un festival itinérant en changeant de commune chaque jour », explique Mathieu Lamour, directeur de la fédération Kenleur, qui rassemble plus de 200 associations de cercles, dont une vingtaine en région parisienne, et 22.000 adhérents.

Le « Kenleur Tour » a programmé 54 étapes

Parti de Cancale (Ille-et-Vilaine) le 12 juillet, le « Kenleur Tour » a programmé 54 étapes, toujours gratuites, du nord du Finistère au littoral de Loire-Atlantique en passant par l’intérieur, jusqu’au final, le 22 août à Guingamp ( Côtes d’Armor) pour la fête annuelle de la Saint-Loup.

Chaque soirée est différente : concert, défilés en costume, animations, mais aussi ateliers de danse bretonne ou de broderie. Elles sont organisées avec les associations locales, cercles ou bagadou (réunis au sein de leur propre fédération, Sonerion, avec environ 10.000 musiciens).

Financement par l’Etat pour la première fois

Habituellement, la vie des cercles et des bagadou comme des chanteurs traditionnels, est ponctuée de rassemblements, de formations et de concours tout au long de l’année, souvent suivis par un large public. Sans compter bien sûr les festivals de l’été, en format réduit, voire supprimés, depuis le printemps 2020. Autant de manifestations, gérées en distanciel depuis le début de la pandémie, sans contact avec le public.

Le « Kenleur Tour » est financé à parts égales en auto-financement, par la région Bretagne et, « pour la première fois », par la Drac (Direction régionale des Affaires culturelles, ministère de la Culture).