Rennes : La « guinguette idéale » devrait ouvrir en juin en pleine nature

TCHIN TCHIN Un projet de lieu mêlant jardinage, alimentation et culture est en construction à la Prévalaye

Camille Allain

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Nicolas Bon, de La Basse cour, et Eva Lozano, du Jardin des Mille pas, envisagent d'ouvrir leur guinguette le 19 juin à Rennes. Lancer le diaporama
Nicolas Bon, de La Basse cour, et Eva Lozano, du Jardin des Mille pas, envisagent d'ouvrir leur guinguette le 19 juin à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes
  • A Rennes, un nouveau projet de guinguette est en passe de se concrétiser dans le secteur préservé de la Prévalaye.
  • Les associations La Basse cour et le Jardin des Mille pas prévoient d’ouvrir le 19 juin un lieu hybride mêlant agriculture et bar restaurant.
  • Entièrement en extérieur, ce futur lieu de fête devrait être accompagné d’un restaurant dans un second temps.

« Je fais une pause parce que c’est bien physique ». Pioche à la main, Maxime est en plein boulot. Ce matin, ce chef cuisinier s’emploie à décaisser une partie du sol en terre de l’ancienne grange du château de la Prévalaye, à Rennes. Si le château a disparu depuis longtemps, certains bâtiments ont survécu et accueillent depuis quelques mois un chantier participatif devant aboutir à l’ouverture d’une guinguette et plus tard d’un restaurant. Maxime en sera le chef et troquera sa pioche pour un tablier et des couteaux bien affûtés. Mais avant cela, il lui faut continuer à creuser afin de passer les canalisations de son futur espace de travail, qui ressemble plus à un chantier archéologique qu’à une cuisine de restaurant.

Porté par les associations La Basse cour et Le Jardin des Mille pas, ce projet de lieu mêlant culture, agriculture et alimentation se traduira par l’ouverture d’une guinguette décrite comme « idéale » par ses concepteurs. « Nous avons mené des apéros chantiers pour que chacun définisse sa vision idéale de ce lieu. Ce qui en est ressorti, c’est qu’il nous fallait garder un aspect naturel, dans un environnement respecté et de réutiliser les matériaux disponibles sur place », explique Eva Lozano, coordinatrice du Jardin des Mille pas. « Il faut qu’on ait l’impression que ça a toujours été comme ça », enchaîne Nicolas Bon, l’un des fondateurs de La Basse cour.

A Rennes, l'association La Basse Cour prépare une guinguette en pleine nature au sein du site sauvage et préservé de la Prévalaye.
A Rennes, l'association La Basse Cour prépare une guinguette en pleine nature au sein du site sauvage et préservé de la Prévalaye. - La Basse Cour

L’ensemble a été examiné par la paysagiste Adélaïde Fiche, membre de Folk Paysage, et des étudiants en design du lycée Bréquigny pour devenir un lieu de transmission autour de l’alimentation. L’objectif sera de « faire le pont » entre la nature préservée de la Prévalaye et le quartier populaire de Cleunay. L'initiative a été lauréate de l'appel à projets initié par la ville pour «valoriser ces parcelles et les préserver avec des activités d’agriculture urbaine».

« On fait le champ, ils font l’assiette »

Pour l’heure, l’endroit ressemble encore à un vaste chantier, où bon nombre de bénévoles viennent prêter main-forte. Face à l’incertitude qui plane autour de la réouverture des bars et restaurants, les porteurs du projet se sont pourtant fixé l’objectif d’ouvrir le 19 juin. Le midi, l’endroit servira une cuisine à base de fruits et légumes ayant poussé dans le potager situé à deux pas. « On fait le champ, ils font l’assiette », glisse la coordinatrice du jardin voisin. Le soir, il se transformera en charmant bar extérieur. Des food-trucks s’y arrêteront pour nourrir les plus gourmands. Et une scène accueillera des groupes de temps en temps. La guinguette a même été pensée pour les parents, qui pourront laisser jouer leurs enfants dans cet espace sécurisé et doté de cabanes et autres jeux naturels.

Pour parvenir à boucler son budget global de 120.000 euros, La Basse cour a lancé une campagne de financement participatif qui s’achève dans moins d’une semaine. Quant au projet de restaurant, il viendra dans un second temps, dans l’ancienne maison de famille longtemps laissée à l’abandon. Quelque chose nous dit qu’elle va s’offrir une belle seconde vie.